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France

Attaque de Marseille: les victimes sont deux jeunes cousines

Les deux jeunes femmes tuées dans une attaque au couteau à la gare Saint-Charles de Marseille dimanche sont deux cousines de 20 ans résidant dans la région lyonnaise pour l’une et dans les Bouches-du-Rhône pour l’autre.

«Vous pensez bien que quelque chose qui arrive ici à une famille que l’on connaît vous imprègne d’une détresse que vous ressentez fortement. C’est arrivé à eux, ça peut nous arriver à nous, ça peut arriver à tout un chacun», a déclaré à des journalistes Robert Dagorne, le maire d’Eguilles (Bouches-du-Rhône), dont était originaire une des deux jeunes filles tuées dimanche.

«Elle a frequenté l’école communale d’Eguilles. Elle avait les qualités d’une jeune fille intégrée dans un village, la gentillesse, l’amabilité», a rapporté M. Dagorne. «C’est une famille bien rangée, une famille intégrée», a-t-il précisé, décrivant des proches très choqués.

A 18H00, le maire va faire sonner le glas dans son village. Les habitants vont «se recueillir et rendre hommage à la victime» sur le parvis de la mairie de la commune située à une dizaine de kilomètres d’Aix-en-Provence. «J’ai eu la voix coupée. On dit toujours: +ça va arriver ailleurs et pas chez nous+», a-t-il poursuivi: «Nous sommes tous dans la peine. Il y a beaucoup de colère».

La jeune fille originaire d’Eguilles, âgée de 20 ans, faisait ses études de médecine à Marseille, où elle vivait sur le campus universitaire, a précisé de son côté le président de l’association des étudiants de l’Université d’Aix-Marseille. Elève «brillante», selon le président de l’université Yvon Berland, elle avait réussi le concours de première année du premier coup, et obtenu une moyenne de 15 sur 20 en deuxième année.

Sa cousine était venue lui rendre visite pour le weekend. Le cabinet du maire de Rillieux-la-Pape (Rhône) a confirmé que la seconde jeune fille était originaire de la petite ville de la banlieue de Lyon où vivent ses parents et qu’elle suivait des études d’infirmière à Lyon. Les drapeaux de Rillieux-La-Pape ont été mis en berne lundi, a ajouté le cabinet du maire.

L’attaque a été perpétrée sur le parvis près de l’entrée principale de la gare de Marseille. L’assaillant, âgé d’une trentaine d’années et qui ne portait pas de papiers sur lui, a tué ses victimes de plusieurs coups de couteau, avant d’être tué à son tour par des militaires de l’opération Sentinelle.

Selon des témoins, il aurait crié «Allah Akbar». Il était connu pour des délits de droit commun sous plusieurs identités, selon des sources proches de l’enquête.

La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête, ouverte notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique».

Dimanche soir, le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) a annoncé via son organe de propagande que l’assaillant «provient des soldats de l’Etat islamique». «Aucun élément ne relie l’assaillant à l’organisation Etat islamique à ce stade», a dit une source proche de l’enquête.

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