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Dakar 2018: un retour en Afrique «pas envisageable» pour Lavigne

Un retour en Afrique, berceau du Dakar qui fêtera en janvier ses 40 ans, «n’est aujourd’hui pas envisageable», a indiqué à l’AFP le patron de la course Étienne Lavigne, à un mois et demi du 10e départ donné en Amérique du sud.

«Le Dakar a sillonné l’Afrique très longtemps, du nord au sud, d’est en ouest», expose le Français. «Le retour en Afrique, ce n’est aujourd’hui malheureusement pas envisageable, parce qu’il y a des conditions géopolitiques extrêmement complexes, avec du terrorisme, des conflits larvés voire clairement ouverts, comme au Mali, au Niger, ou au Tchad.»

«Ce sont des régions qui sont soumises à une tension sur la sécurité extrêmement forte. Avant d’imaginer le retour de notre événement dans ces régions-là, ce ne sera pas d’ici demain. Il va se passer un peu de temps», a-t-il poursuivi.

Ayant relié Paris à la capitale du Sénégal pour la première fois en 1978, le célèbre rallye-raid a parcouru le continent africain jusqu’en 2008 – édition annulée la veille du départ en raison de craintes liées à la sécurité en Mauritanie.

Depuis 2009, le Dakar parcourt l’Amérique du sud. En 2018, Lima (Pérou) accueillera le départ de la compétition.

«Il y a encore beaucoup de projets en Amérique du sud», explique Lavigne. «Quand on est arrivés en 2009, on n’aurait jamais parié rester jusqu’en 2018, comme on l’a fait. C’était très difficile à l’époque d’imaginer rester dix ans.»

«Il y a des géographies exceptionnelles, des potentiels à explorer. Il y a des pays qui tapent à la porte du Dakar pour que, de nouveau, on puisse l’organiser chez eux. Je pense au Chili par exemple», assure-t-il.

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