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France

Emploi: le dynamisme des métropoles ne déteint pas toujours sur les territoires proches

Les métropoles régionales ne partagent pas toujours leur dynamique d’emploi avec les territoires avoisinants, selon une note publiée mercredi par France Stratégie, organisme de réflexion qui dépend de Matignon.

Le document, qui résume une étude du laboratoire EconomiX de l’université de Nanterre, étudie la situation des 12 plus grandes aires urbaines de France, hors Île-de-France, pour évaluer l’effet d’entraînement de la métropole sur l’emploi des zones qui la bordent. Son analyse distingue quatre groupes de villes.

Trois métropoles – Lyon, Nantes et Aix-Marseille – «partagent leur dynamisme avec les territoires régionaux avoisinants». Dans ces grandes villes, «la métropole et les territoires proches semblent s’inscrire dans une logique de codéveloppement», écrit France Stratégie. «Elles se caractérisent par une forte dynamique de leur zone d’emploi mais aussi des zones d’emploi contiguës et parfois des zones d’emploi plus éloignées de leur région d’appartenance», ajoute l’organisme.

Bordeaux et Rennes font également partie de ce groupe, mais «dans une moindre mesure».

Rennes est «dans une situation particulière»: située «en bordure de la région Bretagne», elle fait davantage bénéficier de son dynamisme la région Pays de la Loire que sa propre région.

Le deuxième groupe rassemble des métropoles – Lille, Toulouse et Montpellier – dont le «dynamisme en matière d’emploi ne s’observe pas dans les territoires régionaux environnants». Par exemple, les zones d’emploi autour de Lille ne profitent pas de sa vitalité, «pâtissant» d’un «positionnement sur des secteurs peu dynamiques».

À l’inverse, le troisième groupe se compose de villes dont la «dynamique d’emploi» est «plus faible» que celle des territoires avoisinants. C’est le cas de Grenoble et de Strasbourg. Pour Grenoble, si sa zone d’emploi affiche une croissance de l’emploi «dans la moyenne nationale», les territoires qui l’entourent s’en sortent mieux, profitant du dynamisme de Lyon et d’autres pôles comme Annecy et Chambéry.

Enfin, Rouen et Nice forment le quatrième groupe. Ces deux territoires sont «en difficulté sur le plan de l’emploi», aussi bien au cœur de leur métropole qu’aux alentours.

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