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France

Emplois aidés: les Restos du Coeur de Grenoble s’alarment, le gouvernement veut rassurer

Les Restos du Coeur de Grenoble (Isère) ont annoncé qu’ils ne pourraient pas servir de repas chauds lundi en raison de la suppression d’un emploi aidé, mais Edouard Philippe et Muriel Pénicaud, interrogés sur ce cas dimanche, ont voulu rassurer.

«C’est réglé pour demain», a assuré la ministre du Travail lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

«Ce n’est pas cohérent avec les orientations qu’on a données, puisqu’on a dit que dans les contrats aidés, la priorité était à l’aide alimentaire», a-t-elle ajouté.

La ministre du Travail a poursuivi: «il n’y a pas de suppression des emplois aidés, il y a une diminution», mais pas lorsqu’il s’agit d’«assurer les urgences prioritaires (…) tout ce qui est aide alimentaire, hébergement d’urgence, les communes rurales les plus en difficulté et l’outre-mer».

Interrogé un peu plus tôt sur les Restos du Coeur de Grenoble, le Premier ministre, Edouard Philippe, avait assuré également que «dans l’attribution des contrats aidés qui doivent l’être, un certain nombre de priorités seront prises en compte, dont notamment celles des associations à caractère de solidarité ou d’urgence dans le domaine sanitaire et social».

Edouard Philippe était interrogé sur France Info lors de l’émission «Questions Politiques».

Le Premier ministre réagissait au refus récent de Pôle Emploi de renouveler le contrat aidé s’arrêtant le 14 août d’un cuisinier employé par l’antenne grenobloise des Restos du Cœur, selon une information dévoilée par le Dauphiné Libéré.

Il avait assuré de sa volonté «de faire en sorte que cette question soit réglée le plus vite possible».

Contactée par l’AFP, la présidente des Restos du Cœur à Grenoble, Brigitte Cotte, a confirmé dimanche que des dispositions avaient été prises en haut lieu pour faire en sorte que le contrat du cuisinier soit renouvelé.

«Normalement, on devrait avoir rapidement un contrat aidé. Je vais reprendre contact avec Pôle Emploi et la Préfecture dès demain matin. Nous espérons reprendre le service de repas chauds d’ici 15 jours», a-t-elle dit.

«Pôle Emploi nous a répondu début août que le renouvellement n’était plus possible faute de budget. Nous nous retrouvons dans l’impossibilité de servir des repas chauds ce lundi, jour de réouverture», a-t-elle néanmoins précisé.

À Grenoble, les Restos du Cœur servent chaque jour quelque 120 repas chauds. L’antenne grenobloise procédera toutefois à sa réouverture ce lundi pour «maintenir le reste de l’activité» – cours de Français, distribution de vêtements.. -, a indiqué Brigitte Cotte.

La politique du gouvernement sur les emplois aidés a continué dimanche de susciter de nombreuses critiques syndicales.

Le responsable de la CFDT, Laurent Berger, a de nouveau dénoncé sur BFM TV une «baisse brutale» qui est «absolument ahurissante».

Le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, a critiqué sur France 3 une «politique de rabot».

La méthode n’est pas bonne car «on ne casse pas l’outil avant d’avoir trouvé autre chose», a-t-il ajouté.

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