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Finance

Ericsson dévisse en Bourse après une nouvelle perte trimestrielle

L’équipementier en télécoms Ericsson dévissait mardi à la Bourse de Stockholm après l’annonce d’une nouvelle perte nette au deuxième trimestre dans une conjoncture adverse qui devrait encore se dégrader.

Le titre du groupe suédois perdait 10,4% vers 11H00, à 54,6 couronnes (5,7 euros), dans un marché en repli de 1,3%, plombé par les mauvais résultats de plusieurs valeurs vedettes de la place.

La perte nette du suédois –quatrième perte trimestrielle consécutive– a atteint 1,0 milliard de couronnes (105 millions d’euros) entre avril et juin pour un chiffre d’affaires en repli de 8% à 49,9 milliards de couronnes, là où les analystes attendaient 50,5 milliards.

«Nous ne sommes pas satisfaits de nos performances sous-jacentes avec une baisse continue de nos ventes et des pertes en hausse au cours du trimestre concerné», a commenté le PDG Börje Ekholm. A la lumière des conditions actuelles du marché, «nous allons accélérer notre programme de réduction des coûts», a-t-il ajouté.

L’équipementier entrevoit un «risque accru» de dégradation du marché avec un effet négatif de 3 à 5 milliards sur son bénéfice opérationnel au cours des 12 prochains mois et va en conséquence porter ses programmes de réduction des coûts à 10 milliards de couronnes par an d’ici 2018. L’objectif est de doubler les 2,8% de marge opérationnelle affichés en 2016.

Après une année noire en 2016, où son bénéfice net a chuté de 86%, Ericsson n’a toujours pas trouvé la parade au ralentissement des investissements dans les infrastructures réseaux, son coeur de métier. Il craint une contraction du marché de 5 à 9% en 2017 alors qu’il prévoyait jusqu’à présent un recul de 2 à 6% seulement.

L’analyste Joakim Bornold chez Nordnet a déploré sur Twitter les résultats «vraiment faibles» d’Ericsson qui fait face à une double difficulté: un marché peu dynamique, où règne une forte concurrence. «Pas de quoi sauter au plafond quand on regarde le secteur des télécoms en ce moment», a résumé l’analyste.

L’agence d’évaluation financière Moody’s a relégué le groupe à la catégorie «spéculative» début mai, abaissant sa note d’endettement d’un cran, à «Ba1».

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