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Economie

La Bourse de Paris en recul, petite aversion pour le risque

La Bourse de Paris a marqué le pas mercredi (-0,32%), les investisseurs se montrant circonspects à la veille du début d’une réunion très attendue des banquiers centraux à Jackson Hole, aux Etats-Unis.

L’indice CAC 40 a cédé 16,47 points à 5.115,39 points dans un volume d’échanges maigre de 2,4 milliards d’euros. La veille, il avait fini en progression de 0,87%.

Après une ouverture en léger repli, la cote parisienne a oscillé autour de l’équilibre avant de céder du terrain, dans un petit mouvement d’aversion pour le risque.

Les opérateurs de marché ont préféré jouer la prudence avant les discours du président de la Banque centrale européenne Mario Draghi et de son homologue de la Réserve fédérale américaine (Fed) Janet Yellen, vendredi, point d’orgue du symposium de Jackson Hole.

«Le marché est un peu frileux, et par manque d’indicateurs économiques il est focalisé sur cet événement», relève auprès de l’AFP Yann Azuelos, gestionnaire de portefeuille de Mirabaud France.

«Jackson Hole a toujours le potentiel de faire bouger les marchés, car dans le passé il y a eu de grosses annonces faites durant ce symposium», rappelle le gestionnaire.

En outre, observe le spécialiste, «la conférence arrive à un moment important: est-ce que le mot +tapering+ (la réduction progressive du programme de rachats d’actifs, NDLR) va glisser de la bouche de Mario Draghi?».

Le président de la BCE (Banque centrale européenne) s’est déjà exprimé ce mercredi à l’occasion d’un colloque économique en Allemagne, mais son intervention dépourvue de détails sur les actuels arbitrages de politique monétaire de l’institution de Francfort a laissé les investisseurs sur leur faim.

Bancaires maussades

Si les opérateurs de marché n’ont pas été perturbés par Mario Draghi, ils l’ont davantage été par des propos du président américain Donald Trump, qui a menacé de «fermer le gouvernement» s’il n’obtenait pas les financements pour la construction d’un mur entre les Etats-Unis et le Mexique.

Sur le plan des indicateurs, l’agenda était un peu plus étoffé que la veille. La zone euro a ainsi dévoilé des chiffres de la croissance de l’activité privée en légère progression en août.

Outre-Atlantique, les ventes de maisons neuves aux Etats-Unis ont fortement chuté en juillet.

Selon le Département américain de l’Energie (DoE), les stocks de pétrole brut y ont enregistré une baisse quasi conforme aux attentes la semaine dernière tandis que la production américaine a continué à progresser.

Sur le front des valeurs, les titres liés au secteur technologique ont fini dans le vert, profitant de la bonne tenue de leurs homologues américains la veille. DBV Technologies s’est apprécié de 3,45% à 77,15 euros tandis que Gemalto a pris 1,93% à 45,50 euros.

Total a gagné 0,59% à 43,68 euros. La justice brésilienne a gelé provisoirement la cession par Petrobras à Total de 50% de l’opérateur de centrales électriques Thermobahia, une transaction prévue dans le cadre de l’alliance stratégique entre les deux groupes pétroliers.

Publicis a plongé à l’inverse de 3,15% à 59,63 euros alors que son concurrent, le géant britannique de la publicité WPP, a révisé à la baisse ses prévisions de croissance 2017 en raison d’un ralentissement du marché. Dans son sillage, le groupe audiovisuel TF1 a reculé de 4,12% à 11,98 euros.

Le secteur bancaire a aussi terminé maussade, à l’image de BNP Paribas (-1,46% à 64,17 euros) et Crédit Agricole (-1,05% à 15,09 euros), Société Générale finissant quasiment stable (-0,06% à 46,97 euros).

Tikehau Capital a progressé de 1,61% à 22,07 euros après avoir annoncé que François Fillon, candidat malheureux de la droite à l’élection présidentielle, allait le rejoindre en tant qu’associé.

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