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Economie

La Bourse de Paris finit en repli, plombée par un euro fort

La Bourse de Paris a fini sur la défensive lundi (-0,48%), lestée par l’appréciation de l’euro dans le sillage de la réunion des banquiers centraux à Jackson Hole, aux Etats-Unis.

L’indice CAC 40 s’est replié de 24,58 points à 5.079,75 points dans un volume d’échanges de 1,48 milliard d’euros. Vendredi, il avait fini en recul de 0,17%.

Après une ouverture dans le rouge, la cote parisienne n’a pas réussi à remonter la pente lors d’une séance dépourvue de nouvelle majeure.

Les investisseurs digéraient leur déception après les discours sans surprise du président de la BCE (Banque centrale européenne) Mario Draghi et de son homologue de la Fed (Réserve fédérale américaine) Janet Yellen, lors du symposium des banques centrales de Jackson Hole en fin de semaine dernière.

Les deux banquiers centraux se sont en effet abstenus de tout commentaire sur le marché des changes et n’ont pas fourni de détails sur l’évolution de leur politique monétaire respective.

Après cet événement, l’euro est remonté au-dessus du seuil de 1,19 dollar, pesant sur les sociétés exportatrices.

«L’appréciation de l’euro est ce que le marché a surtout surveillé aujourd’hui», relève Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

«Nous sommes toujours dans la digestion de Jackson Hole», poursuit-il, avec d’un côté l’absence «d’indications de la part de Janet Yellen sur une éventuelle quatrième hausse des taux en décembre», et de l’autre aucun commentaire de «Mario Draghi laissant apparaître une éventuelle inquiétude quant au niveau actuel de l’euro».

«La combinaison de ces deux éléments a affaibli le dollar et renforcé le niveau de l’euro. Cela pèse sur la tendance, même si ce n’est pas la panique», résume le spécialiste.

Quelques indicateurs étaient par ailleurs à l’agenda du jour, dont la croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro aux particuliers et aux entreprises de la région, qui s’est légèrement renforcée (+2,6%) en juillet.

La croissance de la masse monétaire M3, agrégat utilisé par l’institution de Francfort comme un indicateur avancé de l’inflation, a quant à elle reflué en juillet à 4,5%, une donnée inférieure aux attentes des analystes.

Du côté des valeurs, Michelin a été soutenu (+1,65% à 116,90 euros) par un relèvement de sa recommandation à «acheter» contre «neutre» auparavant par Oddo.

Bolloré s’est replié de 1,10% à 3,79 euros. Le groupe diversifié a annoncé avoir repris une partie de son concurrent Necotrans, deux mois après le placement en redressement judiciaire de cette société de logistique opérant surtout en Afrique.

Les titres du secteur pétrolier ont souffert d’un repli des cours de l’or noir, à l’image de TechnipFMC (-1,20% à 21,36 euros) et Total (-0,44% à 43,14 euros).

Vivendi a reculé (-2,86% à 18,83 euros), après que Havas (-0,05% à 9,23 euros), dont il détient depuis juillet la participation majoritaire de 59,2%, a publié un bénéfice net en repli de 34% au premier semestre, avec à la clef un avertissement sur objectif.

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