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Ligue 1: Lyon est dans les temps

Deuxième ex-aequo de la Ligue 1, l’Olympique lyonnais est dans les temps pour se qualifier directement pour la Ligue des champions grâce à une attaque en progression, ce qui n’est pas encore le cas d’une défense profondément remodelée à l’intersaison.

Vainqueurs de Toulouse (2-1) mercredi, les Lyonnais comptent désormais 41 points, quatre de mieux que la saison dernière à la trêve. C’est le meilleur total du club depuis la saison 2006-2007 conclue sur son 6e titre de champion de France. L’OL comptait alors 50 points.

En 2014-2015, Lyon était 2e après 19 journées avec 39 unités et s’était classé 2e au final. «Il faut féliciter les joueurs pour cette très belle performance digne des plus grandes années du club», s’est réjoui l’entraîneur Bruno Genesio après la victoire à Toulouse mercredi (1-2).

De son côté, le gardien Anthony Lopes évoque «une première moitié de très haut niveau».

L’objectif de l’intersaison était de compenser le départ de l’avant-centre et buteur Alexandre Lacazette (28 buts en Ligue 1 en 2016-2017) vers Arsenal.

Comme l’a confié récemment Bruno Genesio, Lyon a opté pour le recrutement d’un attaquant avec du potentiel mais dont le statut n’était pas de nature à barrer la progression de talents émergents issus du club, comme Myziane Maolida, Amine Gouiri (18 ans) voire Willem Geubbels (16 ans).

L’Espagnol Mariano Diaz (24 ans), arrivé de la réserve du Real Madrid pour 8 millions d’euros, novice au haut niveau, a répondu à ces attentes et les jeunes disposent d’un peu de temps de jeu.

‘Dos rond’

Mariano a marqué 13 buts en championnat, autant que Nabil Fekir, qui retrouve son meilleur niveau après sa grave blessure, alors que Memphis Depay a aussi marqué huit fois en L1.

Au total, l’OL a marqué 46 fois contre 37 il y a un an à la même époque.

L’autre objectif de l’intersaison était d’améliorer le secteur défensif avec un état d’esprit différent, pour respecter les équilibres à la perte du ballon.

Curieusement, Lyon, avec une ligne d’arrières totalement repensée autour du Brésilien Marcelo (recruté cet été en Turquie, à Besiktas), le déplacement de Jérémy Morel dans l’axe et le recrutement de trois nouveaux latéraux (Ferland Mendy, Kenny Tete et Fernando Marçal), a encaissé un but de plus qu’il y a un an (20 au lieu de 19).

En revanche, l’OL a concédé quatre défaites de moins et obtenu quatre résultats nuls supplémentaires (5 contre 1).

L’Olympique lyonnais parvient donc à gagner ou à ne pas perdre certaines rencontres au cours desquelles il s’inclinait la saison dernière.

«Nous avons su faire le dos rond quand cela allait moins bien», analyse encore Anthony Lopes.

Ainsi, Lyon n’a perdu que deux fois en championnat: contre le PSG (2-0) et face à Lille à domicile (2-1) même si le dernier mois, avec dix rencontres en 32 jours, a été difficile à boucler.

Finale lyonnaise

Sur la seconde partie de saison, l’OL tentera de maintenir la cadence pour retrouver le podium qui lui avait échappé en 2017.

Pour ce faire, il devra mettre à profit un stage en Espagne (1-4 janvier) pour maîtriser pleinement deux systèmes de jeu, le 4-2-3-1 habituel mais aussi le 4-3-3 avec Fekir sur l’aile droite, comme à Toulouse.

Il ambitionnera aussi un bon parcours en Europa league dont la finale se dispute dans son antre du Groupama Stadium.

Pour cela, il lui faudra déjà franchir l’obstacle constitué en 16e de finale par le club espagnol de Villareal (15 et 22 février). Mais il aura l’avantage de relever ce challenge après avoir reçu le PSG (21 janvier) et joué à Monaco (4 février) son concurrent direct pour la 2e place, avec Marseille, qu’il ira défier le 18 mars.

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