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Ligue des champions: PSG-Anderlecht, une qualif’ sans histoire ?

Le Paris SG a l’occasion de sceller mardi soir sa qualification pour les 8e de finale de Ligue des champions, à domicile contre Anderlecht (20h45) déjà rossé 4-0 en Belgique, mais doit aussi se rassurer dans le jeu.

Le PSG détiendra son billet pour les 8e de finale dès mardi autour de 23h00 s’il fait mieux que le Celtic Glasgow, qui reçoit parallèlement le Bayern Munich. Si ce n’est pas le cas, ce ne serait sans doute que partie remise (Paris recevra le Celtic la journée suivante, le 22 novembre).

Les Parisiens espèrent en tout cas prolonger leur carton plein nimbé de perfection mathématique en C1 (trois victoires, 12 buts marqués, aucun encaissé), sachant que l’adversaire belge est, de son côté, toujours en quête de ses premiers point et but dans l’épreuve.

De surcroît, le PSG est impitoyable à domicile cette saison, avec sept victoires en sept matches toutes compétitions confondues, assorties de 25 buts inscrits, soit une moyenne de 3,5 par rencontre, et seulement quatre encaissés (dont un contre son camp et un penalty).

Alors tout va bien, et la qualification est dans la poche? Pas si simple.

Tangage à Bruxelles

Un coup d’oeil dans le rétroviseur rappelle que, étrangement, le PSG n’a encore jamais battu Anderlecht à domicile. Les Belges sont venus faire 1-1 deux fois au Parc des Princes, en 1992 (le fameux but de la tête qualificatif d’Antoine «Casque d’or» Kombouaré au 3e tour de C3), et plus récemment face à la bande à «Zlatan» (novembre 2013 en phase de groupes de C1).

Et dernièrement, la grosse victoire parisienne à Bruxelles mi-octobre recèle un angle mort: elle ne traduit pas exactement à quel point le PSG a tangué sur le terrain, laissant des espaces béants, s’affichant en équipe coupée en deux, plusieurs fois sauvée par son gardien Alphonse Areola.

Certes, Unai Emery se félicite que son équipe soit devenue «plus forte dans la transition vers l’avant». «Nous avons perdu un peu de possession, mais c’est positif, parce que l’équipe a plus d’options pour attaquer», a souligné l’entraîneur parisien.

Il est vrai qu’avec sa «MCN», le PSG est armé. Edinson Cavani en est à 15 buts sur ses 14 derniers matches de club, et Neymar à 10 sur 11. «Edi» reste sur un doublé vendredi contre Nice en Ligue 1 (3-0), un match pour lequel «Ney» était suspendu. Le Brésilien a pu se reposer – il est même allé voir ses ex-coéquipiers barcelonais ce week-end.

La MCN a dans l’ensemble réussi son début de saison. Mais cet ensemble expose des lézardes: après l’affaire du penalty entre Cavani et Neymar, le carton rouge de «Ney» à la fin du clasico à Marseille (2-2) a fait mauvais genre, et Kylian Mbappé traverse un trou d’air, le premier de sa (très) jeune carrière, patent lors des deux derniers matches, contre l’OM et Nice.

‘DMCN’

«Sur ses dix matches, il a joué à un grand niveau beaucoup de matches, beaucoup de minutes. Peut-être que la performance est descendue sur un match, mais c’est une force pour retrouver un grand niveau au prochain. Après, la concurrence, avec d’autres joueurs qui ont la possibilité d’entrer dans le onze, est bonne pour l’équipe», a commenté son entraîneur.

Emery pourrait du coup, pour la première fois, choisir de démanteler la MCN afin de faire souffler Mbappé et donner une nouvelle chance à Angel Di Maria, apparu à son avantage contre les Niçois, avec deux passes décisives. Pour inaugurer la «DMCN».

Les autres remplaçants de luxe que sont Julian Draxler, Javier Pastore et Lucas, voire le jeune Giovani Lo Celso, pourraient aussi avoir leur mot à dire.

Car il y a dans l’immédiat une place à prendre: puisque la sentinelle Thiago Motta est forfait (genou) – le seul indisponible – et qu’Adrien Rabiot en est la doublure idéale, malgré son peu d’appétence pour la fonction, cela dégage un poste de relayeur gauche. En cas de 4-2-3-1, il y aurait une place de plus dans le secteur offensif.

A cet égard, la réception d’Anderlecht pourrait offrir l’opportunité à l’entraîneur basque de concerner davantage les remplaçants du bloc offensif, sachant qu’il fait davantage tourner dans le compartiment défensif.

Au détriment ou au bénéfice du jeu? Réponse, donc, autour de 23h00. Un billet de qualification dans la poche permettrait d’atténuer la question mais, on l’a vu lors des derniers matches, sans la taire.

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