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Economie

L’Italie veut toujours les 51% de STX France

L’Italie «n’a pas changé d’idée» et réclame toujours 51% des chantiers navals de STX France, a affirmé dimanche le ministre italien des Finances Pier Carlo Padoan, en se disant néanmoins «optimiste» sur un possible accord avec Paris.

Samedi, le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire s’était lui aussi déclaré confiant sur la possible conclusion d’un accord avec Rome d’ici fin septembre, répétant qu’un actionnariat avec l’Italien Fincantieri restait la «meilleure option pour Saint-Nazaire».

M. Le Maire, qui s’exprimait lors du forum The European House – Ambrosetti, sorte de mini-Davos à l’italienne organisé à Cernobbio (nord) -, doit rencontrer M. Padoan le 11 septembre à Rome «pour essayer de construire un nouveau compromis», a-t-il précisé.

«Nous verrons ce que dira Bruno Le Maire, avec qui nous avons par ailleurs d’excellentes relations. Le gouvernement français a décidé de nationaliser les chantiers navals, nous verrons comment il entend trouver une solution différente», a déclaré M. Padoan lors d’un entretien avec la chaîne italienne Rai 3.

Alors que le journaliste lui demandait si l’Italie réclamait toujours 51% de STX France, le ministre a répondu: «Nous avons été très clairs et nous n’avons pas changé d’idée».

Interrogé par ailleurs sur la chaîne Rai 1, M. Padoan, présent au forum dimanche, affirmé «être bien sûr optimiste», en ajoutant: «Nous devrons voir maintenant s’il y a des propositions plus acceptables que celles faites jusqu’ici».

Rome et Paris se sont donné jusqu’au 27 septembre, date d’un sommet entre le président français Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni, pour tenter de trouver une solution «réciproquement acceptable».

La crise entre les deux pays est née avec la nationalisation «temporaire» fin juillet de STX France, pourtant promis à Fincantieri sous la présidence de François Hollande.

Son successeur Emmanuel Macron a décidé de rouvrir le dossier et de réviser le pacte d’actionnaires, en proposant à l’Italie un accord 50-50, ce que Rome refuse.

Paris a évoqué l’idée d’un grand pôle naval, civil et militaire entre la France et l’Italie, pour faciliter un accord, ce à quoi le gouvernement italien s’est montré favorable.

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