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Economie

Marché automobile français: les constructeurs plus optimistes pour 2017

Les constructeurs français ont dit lundi être encore plus optimistes pour la tenue du marché automobile dans l’Hexagone cette année, estimant qu’il croîtrait entre 3% et 4%, aidé par la levée des incertitudes électorales.

«On a une tendance générale qui est bonne», s’est réjoui le président du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) Christian Peugeot, en évoquant «une certaine confiance des ménages» et «une certaine reprise économique».

M. Peugeot s’exprimait à l’issue d’un premier semestre qui s’est conclu par une progression de 3% des immatriculations de voitures particulières neuves, à 1,13 million d’unités, par rapport à la même période de 2016. La précédente estimation du CCFA pour 2017 était entre 1% et 2% de croissance.

«Nous imaginons que la croissance va continuer cette année. (…) Ca donnerait un marché français qui repasserait clairement la barre des deux millions», a encore remarqué M. Peugeot.

En 2016, les immatriculations françaises de voitures neuves avaient dépassé de justesse ce seuil symbolique, atteignant 2,015 millions d’unités, une hausse de 5,1% par rapport à l’année précédente.

«La bonne nouvelle, c’est que le marché est bon, pour la quatrième ou cinquième année de suite, ce qui est assez rare pour être noté», a insisté pour sa part le directeur commercial de Renault, Philippe Buros, lors de la même conférence.

M. Buros a pointé deux tendances: le dynamisme des ventes de véhicules utilitaires légers et lourds (respectivement +6,3% et +6,4% sur six mois), un signe de reprise économique, et la remontée des particuliers dans la répartition des ventes depuis la période de l’élection présidentielle.

Surplace de l’électrique

«En France, il y a un phénomène psychologique, à chaque fois qu’il y a une année d’élection, le marché est calme au premier trimestre. Le fait qu’il bouge un peu sur mai et juin, c’est plutôt bon», a-t-il assuré.

«De manière générale, les mois qui précèdent une élection créent une forme d’intérêt et d’attentisme» qui sont désormais levés, a de son côté expliqué M. Peugeot à l’AFP.

Les immatriculations de voitures particulières ont crû de 1,6% au mois de juin à 230.940 unités, handicapées par un jour ouvré de moins que lors du même mois de 2016. A nombre de jours comparables, elles auraient progressé de 6,4%.

Sur six mois, les immatriculations de diesel sont restées majoritaires d’un souffle, convainquant 47,92% des acheteurs, contre 47,37% ayant opté pour des voitures essence. Pendant toute l’année 2016, des moteurs au gazole équipaient 52,12% des voitures neuves mises sur les routes françaises.

Ce carburant, attaqué pour sa nocivité, garde une pertinence économique pour les gros rouleurs et, en l’état actuel de la fiscalité, pour les entreprises, même si la convergence de la taxation de l’essence et du gazole est annoncée à moyen terme.

«Il y a encore de la place en France pour le diesel», a résumé M. Buros.

La chute est toutefois nette pour cette motorisation qui représentait encore 73% des ventes en 2012. Et pour la seconde année consécutive, sa part dans le parc roulant a diminué, selon le CCFA.

Au 1er janvier 2017, 61,6% des voitures particulières françaises roulaient au gazole, contre 62,2% un an plus tôt et un plus haut de 62,4% le 1er janvier 2015. En volume en revanche, le nombre de voitures diesel a continué à croître, à 19,94 millions d’unités début 2017 contre 19,9 le 1er janvier 2016.

Pour M. Peugeot, il faudra «une dizaine d’années pour que le parc essence redevienne plus important que le parc diesel» si la tendance à la baisse de ce dernier se poursuit.

Début 2017, la France comptait 39,11 millions de véhicules (hors motos), dont 32,39 millions de voitures particulières (+1,2%), selon le CCFA. L’âge moyen de ces dernières atteint désormais 8,9 ans, contre 8,7 début 2016.

Les utilitaires légers représentaient 6,1 millions de véhicules, les véhicules industriels 537.000 unités et les autocars ou autobus 91.000.

Par ailleurs, les voitures particulières électriques, malgré de fortes incitations fiscales, ont fait du surplace au premier semestre: elles représentaient 1,19% du marché neuf contre 1,12% lors de la même période de 2016.

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