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Politique

Sécurité, budget… les députés REM planchent sur les dossiers de la rentrée

Après une journée centrée sur la cohésion de leur groupe, les députés REM ont plongé mardi, au second jour de leur séminaire, dans les grands dossiers de la rentrée parlementaire, principalement budgétaires.

Pour cette dernière journée aux Docks d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), ils devaient plancher sur le projet de loi de sécurité intérieure, au menu de la session extraordinaire à partir du 25 septembre, puis les projets de budget de l’Etat (PLF) et de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), qui viendront mi-octobre au Parlement.

Chef de file des députés République en Marche de la commission des Finances, Amélie de Montchalin devait présenter à ses collègues «la stratégie politique autour du projet de budget».

«C’est un texte cohérent avec notre programme législatif, au service des réformes qu’on veut mener», a-t-elle défendu auprès de l’AFP. «Les grands arbitrages sont connus depuis longtemps, il ne reste maintenant que des curseurs à régler sur des points techniques», a estimé cette élue de l’Essonne.

Selon elle, avec ce budget, «on n’aura jamais fait autant pour les Français qui travaillent», avec la suppression des cotisations salariales maladie et chômage ainsi que la hausse de la prime d’activité. «A la fin du quinquennat, quelqu’un au Smic aura un 13è mois en plus», a-t-elle calculé.

Même si le gouvernement a lâché un peu de lest sur les économies pour 2018, une autre grande priorité est «de diminuer les dépenses publiques de trois points de PIB d’ici 2022», a-t-elle rappelé.

Le ministre des Finances Bruno Le Maire a annoncé mardi avoir révisé à la baisse la prévision de déficit public à 2,6% du PIB pour 2018 (contre 2,7% précédemment), avec moins d’économies affichées (16 milliards contre 20) en raison d’une meilleure croissance attendue en 2017 (1,7% contre 1,6%).

Autre membre de la commission des Finances, le REM et ex-écologiste «réformiste» Eric Alauzet va aborder «les angles morts» de la hausse de la CSG lors du séminaire.

«Eviter les angles morts, c’est éviter que des retraités soient touchés par la hausse de la CSG alors qu’ils ne bénéficieront pas de la compensation de la baisse de la taxe d’habitation parce qu’ils en sont exonérés», a expliqué cet élu du Doubs, citant le cas des personnes en maison de retraite.

«On a déjà souffert de polémiques sur les effets de seuil et les angles morts sous le précédent quinquennat», a-t-il rappelé.

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