Mardi 24 mars
Un nouveau parcours de soin à Bordeaux pour prévenir les AVC et la démence
Rédigé par Pierre Zenker
L'objectif est de mieux identifier les patients qui peuvent bénéficier de traitements médicamenteux (crédit : Getty Images).
Ce mardi à l'UGC Ciné Cité Bordeaux, une soirée d'échanges est organisée à l'occasion du lancement cette semaine par l'Institut VBHI de sa clinique de prévention dédiée à la maladie des petits vaisseaux cérébraux.
Pour bien comprendre
- Cette maladie regroupe « les pathologies des artères et des veines de tout petit calibre du cerveau. Elles entraînent une mauvaise irrigation du cerveau et des lésions cérébrales », explique le professeur Igor Sibon, directeur de la clinique de prévention VBHI.
- Elle constitue l'une des principales causes d’AVC, de déclin cognitif et de démence.
- La maladie des petits vaisseaux cérébraux est extrêmement fréquente mais souvent asymptomatique. Sa prévalence augmente avec l'âge et elle concernerait environ 4M de personnes de 60 ans ou plus en France.
- « Le seul moyen de dépistage est l’IRM cérébrale. Étant donné qu'elle est réservée à des patients qui ont déjà des symptômes, il y a une sous-estimation très forte du nombre de cas. »
- Les principaux facteurs de risque ? « L'hypertension artérielle, mais aussi le diabète et le tabac. »
Une approche globale
- L’institut hospitalo-universitaire VBHI (Vascular Brain Health Institute) est un centre basé à Bordeaux qui rassemble une quinzaine de laboratoires de recherche dédiés à la santé vasculaire cérébrale. Il n'y a plus de places pour assister à l'événement qu'il organise ce soir.
- Implantée au sein du service de neurologie de l’hôpital Pellegrin du CHU, la nouvelle clinique propose un parcours de soin intégré réunissant plusieurs professionnels de santé.
- Structuré en deux demi-journées distinctes, il se décompose en plusieurs évaluations, conduites notamment par une infirmière, un neuropsychologue, un neurologue, un kinésithérapeute et un ophtalmologue. Elles portent sur les fonctions cognitives et motrices mais aussi sur la diététique.
- « Les évaluations ne sont pas novatrices mais l'idée est de les coordonner afin d'optimiser la prévention pour chacun des facteurs de risque », conclut notre interlocuteur.
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