Lundi 10 novembre
Bordeaux : insérer les personnes réfugiées par l'entrepreneuriat
Rédigé par Pierre Zenker
Le programme Tempo est soutenu par The Human Safety Net, la fondation de Generali (crédit : Nathalie Bardou).
Après Paris, l'incubateur d'entreprises La Ruche étend son programme d’accompagnement Tempo à son antenne bordelaise. Objectif : favoriser l’insertion socio-professionnelle des personnes réfugiées par l’entrepreneuriat.
Comment ça marche ?
- Pendant 9 mois, les participants développent leur projet d’entreprise à travers des ateliers collectifs, des diagnostics individuels et des sessions de mentorat assuré par des professionnels.
- Le programme est gratuit pour les personnes bénéficiant de la protection internationale.
- « Cela s'adresse à des personnes qui ont une idée d'entreprise mais ne l'ont pas encore créée. Elles vont acquérir de nouvelles compétences, développer leur réseau et gagner en confiance en elles », explique Nathalie Le Roux, directrice de La Ruche Bordeaux.
- Des exemples d'entreprise ? « Ce sont souvent des personnes qui ne peuvent pas exercer leur métier en France. À Paris, un magistrat afghan avait été accompagné sur un projet d’import-export d'épices. Il y a beaucoup de projets liés à la gastronomie », souligne la directrice.
- L'appel à candidature est ouvert jusqu'à fin novembre. Pour s'inscrire, c'est ici. 10 personnes rejoindront la 1re promotion bordelaise.
Pourquoi c'est important
- « Quelques acteurs s’engagent pour l'insertion des publics peu représentés à Bordeaux, tels que l'association SINGA, mais il y a un vrai besoin. On vient en complément avec un programme qui agit en amont. »
- « Les freins couramment identifiés chez les réfugiés sont la maîtrise de la langue française et des outils numériques. Nos partenaires les aident sur ces aspects. »
- L'objectif ? « Si nous validons la faisabilité du projet et l’envie d’entreprendre, les personnes créeront l'entreprise. Nous les accompagnerons à La Ruche ou les redirigerons vers d’autres incubateurs. »
La toile de fond
- Depuis sa création il y a 3 ans, Tempo a accompagné plus de 230 personnes en Île-de-France et permis la création de 100 entreprises.
- L’essaimage à Bordeaux, Marseille et Montpellier vise 150 nouveaux entrepreneurs réfugiés d’ici à 2028.
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