Lundi 19 janvier
Une start-up bordelaise de la MedTech accélère
Rédigé par Lucie Pezavant
En 2024, la mini-pompe cardiaque a été implantée avec succès chez deux patients humains (crédit : FineHeart)
FineHeart, start-up installée à Pessac, a clôturé une nouvelle levée de fonds de 35 M€, à laquelle vient s’ajouter un financement public européen de 48 M€. L'objectif : mettre sur le marché sa turbine cardiaque, le FlowMaker, d'ici 2030.
Le concept
- FineHeart a été fondée en 2010 par des cardiologues et des experts de l’industrie du pacemaker : Arnaud Mascarell, Stéphane Garrigue, Philippe Ritter et Philippe Blas.
- Leur objectif : donner vie à l’idée d’un des leurs, le cardiologue Stéphane Garrigue. « Il a eu un flash et a voulu changer de paradigme », souligne Arnaud Mascarell.
- C’est comme cela qu’est né le dispositif FlowMaker. « On a inventé en quelque sorte le vélo électrique du cœur », indique le dirigeant.
- « C’est une turbine intelligente de la taille de mon petit doigt, capable de reconnaître quand le cœur se contracte, de fonctionner en synergie avec lui et de réguler le débit sanguin. »
- La technologie FlowMaker est beaucoup moins invasive que les dispositifs existants, très contraignants non seulement au moment de la chirurgie mais aussi ensuite, à vivre au quotidien. La batterie interne est rechargeable via un dispositif transcutané sans fil.
Une ambition supranationale
- Les 1ers FlowMaker vont être installés sur 5 à 10 patients dans les 2 ans à venir.
- « L’idée, c'est d’apprendre et de confirmer nos choix en termes de design, de sélection de patients », précise le CEO de FineHeart.
- L’entreprise estime que d’ici 2 à 3 ans, ils seront plus d’une centaine de collaborateurs, contre 70 actuellement.
- Les fonds levés serviront aussi à lancer la phase d’industrialisation, avec notamment, la création d’une usine de 3.500 m² à Pessac.
- « Les fonds européens PIIEC Tech4Cure nous sont attribués en notre qualité de chef de file, afin d’accélérer le développement des technologies comme la nôtre », explique notre interlocuteur.
- L’enjeu : renforcer la souveraineté européenne de ce secteur face aux États-Unis et à la Chine.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Bordeaux