Jeudi 19 mars
Easy Cash, le pari gagnant de la 2de main
Rédigé par Lucie Pezavant
L'enseigne compte 5 magasins dans la métropole bordelaise : Mérignac, Bordeaux-Lac, Promenade Sainte-Catherine, Sainte-Eulalie et Bouliac (crédit : Easy Cash).
Easy Cash, fondée à Mérignac en 2001 par 5 associés, affiche en 2025 un chiffre d’affaires de 322 M€. L’enseigne permet à ses clients de vendre et d’acheter 8M d’objets chaque année.
Les grandes étapes
- Le slogan initial, « le meilleur de l'occasion », incarne l’esprit de brocanteur qui animait les cofondateurs il y a 25 ans.
- Ils voulaient alors redorer le blason de cette pratique, trop souvent perçue comme une solution destinée aux personnes vivant dans la précarité.
- « C’était visionnaire à l’époque ! On ne parlait pas de 2de main. On n'avait ni Internet, ni Vinted », rappelle Anne-Catherine Péchinot, présidente d’Easy Cash.
- « Le succès de notre marque s’explique par la présence de magasins physiques, à de bons emplacements. Les acheteurs ont besoin de voir le produit. »
- 10 ans après sa création, l’enseigne prend le virage du numérique avec la création de son site Internet en 2011.
- Easy Cash devient en 2024 une entreprise à mission, un statut juridique qui place les enjeux sociaux et environnementaux au cœur de sa stratégie.
165 magasins
- « Nous sommes d'indécrottables provinciaux », s’amuse la présidente. « On n'a personne à Paris et nous sommes très peu présents en région parisienne. »
- « Les magasins se sont développés par grappes autour des noyaux historiques portés par les fondateurs : en Gironde, du côté de Lille, en Bretagne, dans la région Rhône-Alpes. »
- « Aujourd'hui, nous terminons de mailler le territoire dans les villes de plus 100 000 habitants. »
Et aussi
- L’enseigne veut proposer plus de services à ses clients, au-delà de l’achat-vente des produits d'occasion, en orientant la stratégie vers la réparation.
- L’idée : offrir aux objets une 2de vie, en changeant par exemple une batterie en magasin, pour rallonger leur durée de vie.
- Kyklos, filiale du groupe, a vu le jour en 2024 à Ambarès-et-Lagrave. « On achète des flottes d’équipement, on les répare et on les injecte dans nos magasins », conclut Anne-Catherine Péchinot.
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