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Jeudi 4 juin

Ivan Martin, directeur général du Grand Port Maritime de Bordeaux

Rédigé par Gaétan Trillat
Ivan Martin officiait auparavant en Guyane comme directeur général des territoires et de la mer (crédit : Philippe Labeguerie).

Quelques semaines après avoir pris ses fonctions à la tête de l’établissement public, Ivan Martin expose les axes de développement du 6e port français pour les 5 prochaines années.

Quelles sont les forces principales du port de Bordeaux ?

« C’est un acteur économique incontournable de la région, à l’origine de 9 000 emplois et 892 M€ de richesse dégagée. S’il est historiquement un port de commerce, cette activité est en baisse. En 2025, 6,3M de tonnes de marchandises ont transité par le port. »

« Nous continuons de développer 2 autres piliers essentiels : le port aménageur, c’est-à-dire notre capacité à accueillir des activités économiques dans le cadre de la réindustrialisation, et le port prestataire de services, notamment dans le domaine de la maintenance, la réparation et la déconstruction de navires ».

Que contient la feuille de route du projet stratégique 2026-2030 ?

« Elle s’articule autour de 5 engagements. D’abord pour la transition écologique : décarboner les activités maritimes et portuaires, appliquer la sobriété vis-à-vis des ressources, en favorisant notamment le réemploi et recyclage, et opter pour une démarche durable dans les aménagements en limitant l’impact sur les écosystèmes. »

« Les autres engagements concernent le bien-être et la sécurité au travail, et l’influence du port, qui doit être tourné vers l’avenir. Pour cette raison, nous sommes un membre actif du nouveau Campus des métiers de la mer. »

Quel regard portez-vous sur le développement des croisières touristiques à Bordeaux ?

« Cela correspond à une demande mondiale, en augmentation constante depuis le Covid. On tourne actuellement autour d’une cinquantaine de bateaux par an, l’objectif est de croître raisonnablement, dans les limites de l’acceptation sociale. »

« Pour aller dans ce sens, l’enjeu principal concerne l’électrification à quai. D’ici à 2030, les bateaux de croisière à l’arrêt pourront se brancher à des bornes électriques et ainsi réduire drastiquement leurs émissions de CO₂, à Bordeaux mais aussi à Bassens et à Pauillac. »

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