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Mardi 24 juin

Dionymer remplace le pétrole par des bactéries 🧪

Rédigé par Pierre Zenker
Antoine Brège, Guillaume Charbonnier et Thomas Hennebel (de gauche à droite) ont fondé Dionymer en 2021 (crédit : Dionymer).

Marie-Laure Cuvelier, conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine, rend visite aujourd'hui à la start-up pessacaise Dionymer. Celle-ci propose une alternative circulaire à la pétrochimie traditionnelle.

Le concept

  • La jeune pousse a développé un procédé pour transformer des déchets organiques en matériaux polymères.
  • Ceux-ci, qu'on retrouve dans le plastique et les colles, sont généralement faits à 99 % de pétrole : « Les polymères à base de pétrole sont partout dans notre quotidien, cela représente plus de 400 M de tonnes/an dans le monde », souligne Thomas Hennebel, cofondateur et directeur général de Dionymer.
  • Leur innovation consiste à faire fermenter des bactéries. Elle est basée sur une technologie brevetée, à visée industrielle.
  • « Nous avons trouvé que certaines bactéries présentes dans l'environnement avaient des capacités similaires à celles des matériaux polymères », explique l'entrepreneur.

Pour qui ?

  • Thomas Hennebel et ses 2 associés ont fait valider la preuve de concept par des écoles d'ingénieur.
  • En plus de leur laboratoire de Pessac, ils disposent depuis peu d'un pilote pré-industriel à Mérignac, avec l'ambition d'y produire 1 tonne de matériaux/an.
  • « Le produit commence à être commercialisé. Une vingtaine de clients de différents secteurs testent, par exemple dans la cosmétique, la plasturgie et l'industrie textile. »
  • Les avantages ? « Avoir accès à un polymère à faible impact environnement, 100 % local et bio-dégradable. »
  • La start-up de 13 personnes a pour objectif d'ouvrir une usine en Nouvelle-Aquitaine d'ici à 5 ans pour produire 10 000 tonnes de polymères/an.

Pourquoi c'est important

  • 81 % des produits fabriqués en plastique finissent en déchet en moins d'un an.
  • Parmi ces déchets, dans le monde, 9 % sont recyclés, 20 % incinérés, près de la moitié terminent dans des décharges et plus de 20 % sont abandonnés dans la nature.
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