Lundi 2 mars
L'Éco Pin, épicerie vrac à Bordeaux
Rédigé par Pierre Zenker
Après avoir éliminé les déchets dans sa vie de tous les jours, Anne Nehlig a eu envie de transmettre ses nouveaux modes de consommation (crédit : L'Éco Pin).
Le Mois du vrac et du réemploi revient pour une 5e édition. À cette occasion, zoom sur L'Éco Pin, un commerce vrac du quartier Amédée Saint-Germain.
Pour bien comprendre
- « Des bons plans et initiatives partout en France » invitant à « changer collectivement nos habitudes », résume l’association Réseau Vrac et Réemploi, qui, en ce mois de mars, lance sa campagne nationale de sensibilisation.
- Consommer en vrac veut dire sans emballage jetable, mais c’est aussi l'acronyme de Vente en Réseau d’Approche Collective. Les consommateurs apportent leurs propres contenants (sacs, bocaux, boîtes) pour emballer la quantité souhaitée.
- Quant au réemploi, il consiste à donner une 2e vie à un objet ou un matériau, en le réutilisant pour son usage initial ou autre.
Zoom sur
- L'Éco Pin vend des produits d'épicerie ainsi que de la viande, du fromage et du poisson. On y trouve aussi un espace droguerie et des accessoires 0 déchet.
- La plupart des aliments sont bio et locaux : « Je cherche des produits dans un rayon de 150-200 km », explique Anne Nehlig, qui a ouvert le commerce en juin 2024.
- À l'entrée, des bocaux vides sont gratuitements mis à disposition des clients, qui peuvent les garder ou les rapporter après s'être servis. Des sacs en tissu sont aussi vendus.
- Le lieu convivial est aussi un salon de thé, où l'on peut prendre une boisson chaude, assis à l'intérieur ou en terrasse.
Les enjeux
- En faisant le choix du vrac, les consommateurs évitent le gaspillage alimentaire et limitent leur production de déchets.
- D'après Anne Nehlig, ses prix sont moins élevés que ceux des commerces bio qui ne proposent pas de vrac.
- Cependant, elle souligne que « certaines personnes pensent que le vrac coûte plus cher et, dans le contexte actuel, les gens sont tentés d'aller dans les grandes surfaces ».
- Autre difficulté : « Pour certains clients, qui viennent après le travail par exemple, venir avec ses propres contenants est contraignant ».
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