Lundi 8 décembre
Bordeaux : des photographies pour dénoncer les violences féminines
Rédigé par Pierre Zenker
Les photographies sont pour la plupart des autoportraits (crédit : Julie de Waroquier).
À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 31 mars 2026, Julie de Waroquier présente son exposition « Clichés de femmes : violences visibles et invisibles » sur les grilles de l'École nationale de la magistrature. Les photos illustrent le mécanisme invisible des violences faites aux femmes.
A propos
- Julie de Waroquier est une professeure de philosophie et photographe lyonnaise.
- Elle a sélectionné une quinzaine de clichés pour créer cette série : « L’idée est de mettre en scène des femmes pour représenter les différentes formes de violence auxquelles elles font face : l’emprise, la manipulation, la violence conjugale… »
- Les corps évoquent les symptômes psychologiques et le vécu intérieur : « J’ai joué sur les décors et les costumes pour suggérer ce qu’elles traversent et comprendre les émotions que cela peut engendrer ».
- La photographe a choisi de « mettre en lumière les victimes et ne pas les présenter que de manière pitoyable ».
Pourquoi ici ?
- L’exposition est en accès libre et gratuit, dans la rue du maréchal Joffre.
- Elle avait auparavant été présentée à la cité judiciaire de Limoges et au tribunal de Brive-la-Gaillarde. « Ce projet particulier est à l’initiative de la procureure de Limoges. Il vise à faire un lien avec le monde judiciaire. »
- « Cela associe un regard artistique à des avocats ou des juges, qui vivent de manière très concrète la situation des violences. L'idée est de nourrir la réflexion à ce propos », conclut notre interlocutrice.
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