Lundi 23 février
Un ciné-débat à Bordeaux pour parler de la santé mentale des jeunes
Rédigé par Clémentine Duverly
Le film, sorti en 2025, est la première réalisation de l'actrice Isabelle Carré (crédit : Christine Tamalet/Pan Cinéma/France 2 Cinéma).
Le cinéma Utopia propose ce soir une projection du film Les Rêveurs d’Isabelle Carré, suivie d'un échange.
À propos
- Organisé par l'association Écoute et paroles SOS suicide phénix Bordeaux avec l’association Rénovation, le 3114 et l'hôpital Charles Perrens, ce format s’inscrit dans le cadre de la Journée nationale de la prévention du suicide.
- La soirée ciné-débat sera placée sous le thème « Rêver pour se réinventer face à la détresse psychique ».
- La projection sera suivie d’un échange avec la réalisatrice, la présidente de l’association Écoute et paroles SOS suicide phénix Bordeaux Marie Rimbaud, le psychiatre Florian Giron, Celiska Marzal du Réseau de Prévention du Risque Suicidaire et l’art-thérapeute Anaïs Combe-Rivera.
- « L’objectif est de toucher un public qui ne se sent pas en capacité de suivre une conférence sur cette thématique. La présence d’un médiateur permet à ces personnes de s'autoriser à venir », commente Marie Rimbaut.
Le scénario
- Adapté du livre éponyme, ce film s’inspire de l’adolescence de la réalisatrice : la découverte de l’homosexualité de son père, la maladie de sa mère et sa tentative de suicide à 14 ans, qui l’a menée à l’hôpital psychiatrique.
- Elle montre aussi son rôle d’animatrice d’ateliers d’écriture à l’hôpital Necker auprès d’adolescents en détresse, renouant avec une période fondatrice de son histoire où le théâtre lui a permis de retrouver un sens à la vie.
Entre les lignes
- C’est aussi l’occasion de briser les idées reçues sur le suicide. « Le suicide est multifactoriel, la culture peut être l’un des facteurs de protection. En parler est important pour rompre l’isolement. »
- Parmi les facteurs déclencheurs : la précarité, les accidents de la vie ou encore les violences intrafamiliales.
- « Parler ne veut pas dire passer à l’acte. Dire que quelqu’un a pris sa décision et qu’il ne veut pas d’aide est faux », précise Marie Rimbaut.
- La tranche d’âge 18-29 ans est celle qui enregistre le plus fort taux de pensées suicidaires (en 2024, prévalence de 8,6 % au cours des 12 derniers mois).
- « La santé mentale est un engagement de citoyen, ce n’est pas que l’affaire des professionnels. »
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