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Mardi 9 juin

Francis Vidal, fondateur du festival Relâche à Bordeaux

Rédigé par Pierre Zenker
Relâche propose environ 40 concerts dans divers lieux jusqu'en septembre (crédit : T. Sanson / Ville de Bordeaux).

Acteur incontournable des nuits bordelaises, l'association Allez Les Filles fête cette année son 30e anniversaire. Le fondateur, Francis Vidal, a répondu à nos questions alors que son festival Relâche vient de commencer.

Comment a évolué Allez les filles en 30 ans ?

« Au départ, pendant 6 ans, nous ne faisions que des petits concerts au Jimmy, un club de rock mythique. Nous avons commencé à investir d'autres lieux dans la métropole et en 2010, on a inventé Relâche. À cette époque, il n'y avait aucune manifestation culturelle de ce type à Bordeaux en plein air. »

« Nous avons été obligés d'évoluer en permanence, notamment face aux attentes des pouvoirs publics. Aujourd'hui, nous proposons une programmation assez large, qui va du punk underground au reggae, en passant par la soul, le jazz et le blues. Il y a aussi un petit peu d'électro. »

Quels sont les temps forts de Relâche 2026 ?

« Nous allons refaire un Dancing in the street ce vendredi place Fernand Lafargue. On va relancer les siestes soul avec des transats pour inviter les gens à se relaxer. »

« Côté programmation, nous restons très éclectiques avec beaucoup de groupes étrangers. Notre ADN, c'est de lutter contre les stéréotypes. Avec la mondialisation, les artistes sont de plus en plus lissés ; j'essaie de faire en sorte que les gens différents puissent s'exprimer. »

« Côté fréquentation, nous stagnons autour de 40 à 50 000 personnes par an. Ce sont des fidèles, même si beaucoup de Bordelais partent s'installer plus loin en Gironde car la ville est devenue trop chère. »

Quel regard portez-vous sur la scène musicale bordelaise ?

« Nous avons de grosses pointures comme Odezenne et Aupinard, mais aussi une scène underground qui a du mal à vivre de son art et se débrouille pour continuer. Bordeaux possède une scène rock assez importante. »

« Mon regard sur la musique est celui sur la vie car la musique influence la manière de vivre, la mode... Je ne peux pas séparer les deux. C'est pour cette raison qu'on fait des partenariats avec des gens qui nous ressemblent et ont la même philosophie, comme l’Utopia. »

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