Jeudi 19 juin
Un atelier à Bordeaux pour aider à la protection des pollinisateurs 🐝
Rédigé par Camille Gho
L’abeille domestique est la plus connue des insectes pollinisateurs (crédit : Adobe Stock).
Ce soir, au Jardin des lumières, à proximité du miroir d'eau, ce qui semble être un simple atelier cache en réalité une initiation à un protocole scientifique primordial.
La toile de fond
- Le Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs (Spipoll) est un projet national de sciences participatives. Il se développe à Bordeaux depuis 2022 dans le cadre d’un partenariat entre la Métropole et les acteurs de la recherche, tels que l’INRAE.
- « On constate un déclin massif des insectes pollinisateurs partout, malgré leur rôle primordial », nous explique Frédéric Revers, chercheur à l’INRAE.
- L’objectif ? Mettre en place des stratégies pour mieux les préserver et donc des projets scientifiques pour mieux les connaître et proposer des solutions aux décideurs.
- À Bordeaux, plus de 60 personnes alimentent cette base de données photographiques recensant les insectes pollinisateurs.
- « On a surtout des données sur le quart sud-est de la ville, mais on aimerait en avoir un peu plus. On devrait pouvoir commencer à traiter tout ça en septembre. »
Au programme
- Le Spipoll s’associe à la Maison écocitoyenne pour proposer un atelier-balade à la rencontre de ces insectes, aujourd'hui à 18h.
- Le rendez-vous est donné au jardin des Lumières. Frédéric Revers commencera par une courte présentation du projet. Les participants pourront ensuite depuis leur smartphone être initiés et participer au protocole.
- L'accès est gratuit. Les inscriptions se font en ligne ou par téléphone au 05 24 57 65 20.
Des chiffres
- 35 % de la production alimentaire mondiale dépend des insectes pollinisateurs. Sans eux, 75 % des cultures perdraient en rendement. Plus de 4 000 variétés de fruits et légumes cultivés en Europe reposent sur eux.
- Le taux de mortalité des colonies d’abeilles domestiques en France est estimé entre 20 et 30 % par an, soit 2 fois plus que la mortalité naturelle. Cette tendance est notamment due à leur exposition aux pesticides et aux effets du changement climatique.
- Si les abeilles venaient à s'éteindre, le coût estimé de cette perte pour la France serait de 2,9 Mds €.
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