Bachir Bakhti, préfet délégué pour l’égalité des chances en Gironde
Bachir Bakhti est chargé, sous l'autorité du préfet, de mettre en œuvre les politiques du gouvernement dédié à la cohésion sociale, à l’égalité des chances et à la lutte contre les discriminations. Il a présenté son rôle à l'Essentiel Bordeaux.
Où intervenez-vous ?
« Le cœur de mes compétences est la politique de la ville. En Gironde, il y a 25 quartiers prioritaires, déployés sur 15 communes, pour à peu près 75 000 habitants. Mon rôle est de déployer tous les dispositifs disponibles, dont les contrats de ville. »
« Ces contrats sont signés par l'État, les collectivités locales et les opérateurs économiques et financiers, tels que la CAF et les bailleurs. Les signataires s’engagent autour d’objectifs. Des crédits sont affectés, pour mettre en place des programmes, tels que les cités éducatives et les quartiers d’été. »
Quels genres d'actions sont menées sur le terrain ?
« 1 000 actions sont financées dans le cadre de la politique de la ville. Par exemple, à Bordeaux, des associations que nous soutenons financièrement accompagnent des aides au devoir et des aides à la parentalité. Il y a aussi des actions qui permettent de faire un travail autour de l’accompagnement des jeunes à la lutte contre les incivilités. »
« Les objectifs sont l'accompagnement éducatif, l'accès à la culture et au sport pour tous, la promotion des valeurs de la République et la lutte contre les discriminations. Tout cela a vocation à permettre de s’insérer professionnellement. »
« Le travail sur l'égalité femmes-hommes est une priorité. Il faut faire en sorte que les jeunes filles trouvent leur voie, leur émancipation et leur autonomie. Le défi est de lever tous les tabous pour que demain, chacun de nos concitoyens ne subissent pas leur parcours mais puissent choisir. »
Quelle est votre impression, 3 mois après votre prise de poste ?
« Je sens qu’il y a beaucoup d’énergie et un dialogue de grande qualité entre les partenaires dans ce Département. Je compte bien travailler pour que ce dialogue perdure. »
« Ici en Gironde, il y a des territoires en fragilité. Mon rôle est de permettre que des opportunités soient proposées et saisies par ces populations, notamment les jeunes. »
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