Valérie Lasek, directrice générale de Bordeaux Euratlantique
Jusqu'en 2040, l'Opération d’Intérêt national (OIN) Bordeaux Euratlantique aménage une douzaine de quartiers à Bordeaux, Floirac et Bègles. Valérie Lasek, la directrice générale, fait un point sur les travaux.
Quelles réalisations ont marqué cette année ?
« Il y en a beaucoup. Dans le secteur d'Armagnac, tout un quartier émerge avec des bâtiments bas-carbone, majoritairement en bois. Les programmes de logements IKSSO et Explore ont été livrés cet été. Les habitants ont pu s'installer. »
« Le quartier de l'Ars continue son développement, avec notamment l'inauguration de l'immeuble INKOO. Et à Floirac, la 1re livraison d’un programme immobilier de logements, la résidence Antoinette, a eu lieu au printemps. »
Où en sont les chantiers en cours ?
« Rive gauche, le projet Canopia bat son plein, avec une livraison prévue pour fin 2027. Un méridien va relier la gare à la Garonne. Il va y avoir une densité de travaux importante. »
« Le chantier de la Tour Silva se terminera fin 2025 et l'aménagement dans les 125 logements aura sûrement lieu début 2026. Et en plein cœur d'Armagnac, le nouveau parc du pont roulant sera finalisé cet automne. »
« Par ailleurs, dans le quartier Deschamps Belvédère, le centre Medicina proposera une nouvelle offre de santé. On cible une livraison en octobre. »
Comment faire vivre les nouveaux quartiers ?
« C’est toujours une question sensible. On a très bien réussi sur Amédée Saint-Germain, où il y a eu un bon accompagnement des commerces. Le quartier a longtemps été décrié mais, grâce l’Atelier des citernes, il devient une destination appréciée. »
« C'est moins bien sur la place Armagnac où il y a du retard par rapport à la livraison attendue des commerces. Nous ne voulons pas céder à la facilité avec des chaînes de restauration rapide. Nous préférons attendre pour proposer des commerces indépendants et locaux. »
« Le fonds Cré'Atlantique soutient des initiatives dans la culture, ce qui crée du lien social. L’œuvre d’art sur la place Marie de Gournay, financée par ce fonds, fait partie de l’âme du quartier car les gens y sont attachés. »
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