L’entretien : « Philippe Raynaud a inscrit un gigantesque écrivain dans son siècle »
Vendredi, au domaine de Malagar, le Prix François Mauriac 2025 sera remis à Philippe Raynaud pour son essai Victor Hugo : La révolution romantique de la liberté (Gallimard). Anne-Marie Cocula, la présidente du Centre François Mauriac, présente le livre.
Quels livres ce prix cherche-t-il à distinguer ?
« Le Prix François Mauriac récompense un ouvrage en langue française, qui peut être aussi bien un roman qu'un ouvrage de réflexion ou de recherche. Il n'y a pas de cadre, mais si c'est un essai, il faut qu'il soit en lien avec les préoccupations de notre temps, car c'est le cas de l'œuvre de Mauriac. »
Que retenir de l'essai de Philippe Raynaud ?
« Ce n'est pas une biographie de Victor Hugo mais essai sur son œuvre. Philippe Raynaud a inscrit un gigantesque écrivain dans son siècle. Il a sondé son évolution politique dans ce XIXe siècle au cours duquel il y a eu tant de rebondissements. »
« L'auteur connaît intimement l'œuvre de Hugo, à la fois de théâtre, de roman, de poésie, de lettres... Il a réussi à résumer la complexité de cet immense écrivain, qui ne connaît pas la période du purgatoire, que connaissent beaucoup. En particulier, aux yeux du lauréat, Les Misérables sont un livre-monde, dont les personnages, thèmes et récits sont romanesques. Il touche à de nombreux problèmes d'actualité, comme la pauvreté et la privation de liberté. »
Pourquoi le jury a-t-il récompensé cet ouvrage ?
« Il n'a pas été difficile de faire ce choix. Ce livre nous a plus car il a fait entrer en scène l'histoire, la littérature et la liberté, qui est une thématique de plus en plus chère. »
Pour assister à la remise du prix, rendez-vous vendredi dès 18h30 au 17, route de Malagar à Saint-Maixant. Entrée gratuite sur réservation.
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