Mercredi 19 novembre
Tourné en partie à Bordeaux, le film Des Preuves d’amour sort en salles
Rédigé par Camille Gho
Alice Douard a elle aussi dû adopter l’enfant que sa femme a porté (crédit : Apsara Films / Les Films de June).
Des Preuves d’amour, qui sort en salles aujourd’hui, est le 1er long métrage d'Alice Douard, réalisatrice née à Bordeaux. Et s’il se passe à Paris, il a été filmé en grande partie dans notre ville.
L’histoire
- En 2013, la loi autorisant les mariages entre les personnes de même sexe en France est adoptée. Céline (Ella Rumpf) et Nadia (Monia Chokri) se sont mariées car elles attendent un enfant.
- Et pour Céline, qui ne porte pas l’enfant, une démarche d’adoption est obligatoire. Nadia et elle doivent réunir 15 témoignages de proches attestant de l’authenticité de leur couple.
- Dans un film lumineux et universel, Alice Douard parle de maternité et d’amour. L'œuvre fait découvrir des familles peu représentées à l’écran.
Dans les coulisses
- Pour des questions de coût et de calendrier, le tournage s’est passé en majeure partie à Bordeaux, en juin et juillet 2024.
- Sur les 32 jours de tournage, seuls 6 ont eu lieu dans la capitale. L’appartement du couple, l’hôpital, mais également la salle de concert ou les endroits où Céline travaille sont des lieux bordelais.
- Les plus aguerris reconnaîtront ainsi Mériadeck (l’appartement), l’Auditorium et les hôpitaux Bordeaux-Nord, Saint-André et Charles-Perrens, mais aussi Darwin.
Elle l’a dit
- « J’avais envie de raconter ce parcours d’adoption, qui me paraissait romanesque, avec cette recherche de preuves, ce processus dont les gens n’ont pas vraiment connaissance », explique la réalisatrice à l'Essentiel Bordeaux.
- « Je voulais aussi faire un film d’amour pour répondre d’une manière non-violente à toute la violence reçue notamment au moment de la loi du mariage pour tous. »
- « Je savais qu’à Bordeaux j’aurai des portes d’entrée en termes de décors, d’équipes, d’accompagnement global du film. C’est plus facile de tourner dans une ville qu’on connaît. »
- « Dans la scène de l’accouchement, on voit ma belle-sœur, qui est obstétricienne. C’est un peu un film sur la famille, en famille. »
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