Achats de Noël à Bordeaux : les commerces indépendants appréciés
La semaine dernière, nous vous avons demandé où vous achetez vos cadeaux de Noël. 74 % des répondants vont chez les petits commerçants indépendants, 61 % sur Internet et 37 % en grande surface. Sandy Hébert, coprésidente de l'association Bordeaux Mon Commerce, a répondu à nos questions.
Comment faites-vous face à la concurrence d'Internet ?
« La menace est évidemment là, et pas seulement à Noël, car Internet est accessible 24h/24 et 7 jours/7. Mais en tant qu'indépendants, nous avons une réponse forte : le contact humain. Le lien, le conseil, la sélection… C'est ce qui, je crois, explique les résultats. »
« Par ailleurs, les gens ont la conscience de faire un achat "pour la bonne cause" car nous payons nos charges et impôts en France. Ce n'est pas toujours le cas sur Internet. »
L'accès au centre-ville est-il un frein ?
« L'accessibilité reste un point important et c'est un sujet sur lequel nous devons travailler en permanence avec les institutions. J'entends qu'il y a des difficultés, il manque d'après moi des parking-relais. Mais le centre-ville n'est pas inaccessible. En période de Noël, il faut accepter de se garer un peu plus loin et de prendre des transports alternatifs. »
« Je comprends la complication de devoir marcher avec tous ses achats de Noël en une seule fois. C'est d'ailleurs un atout de la boutique : nous proposons la possibilité de laisser l'article après l'achat et de revenir le chercher en fin de journée. »
« Bordeaux est une des villes de France avec le plus de commerces indépendants dans le centre. C'est une force et il faut que cela se sache davantage ! »
Quel regard portez-vous sur le marché de la seconde main ?
« C'est très bien que cela se développe, y compris en centre-ville. Je trouve que les boutiques de seconde main physiques sont plus vertueuses que celles sur Internet. Les clients qui cherchent l'écologie vont se tourner vers la seconde main en boutique indépendante, et d'autres iront sur Internet pour le prix. Des colis achetés sur Internet peuvent avoir un impact écologique important. »
Merci aux 367 personnes qui ont participé.
Nos lecteurs ont aussi lu :
Lire la dernière édition de l'Essentiel Bordeaux