Jeudi 15 janvier
La Maison écocitoyenne accueillait autrefois les dockers bordelais
Rédigé par Pierre Zenker
Des événements portant sur des questions de transitions écologique et énergétique ont régulièrement lieu ici (crédit : Thomas Sanson).
L'édifice situé sur le quai Richelieu a eu plusieurs usages. Son origine est liée à l'activité portuaire de Bordeaux.
Le contexte
- Dans les années 1950, Bordeaux est encore l'un des plus grands ports de France. En 1953, on compte 1 721 dockers professionnels et 383 dockers occasionnels, c'est-à-dire des intermittents engagés à la vacation.
- Les manutentions des marchandises en vrac se font à quai, dans le centre-ville.
- Le métier de ceux qu'on appelle aussi les « travailleurs flottants » est pénible. Ils doivent transporter de lourdes charges, descendre en cale et porter des produits parfois toxiques.
- Ces ouvriers habitent pour la plupart dans les quartiers Saint-Michel, Saint-Pierre, Bacalan ou Mériadeck.
Le lieu
- L'édifice qui accueille aujourd'hui la Maison écocitoyenne a été construit en 1953, en belle pierre, dans un style épuré pour ne pas altérer l'architecture XVIIIe.
- Il servait de Bureau central de la main-d'œuvre, un des 4 bureaux de recrutement des dockers.
- Le matin à 6h45, l'entrepreneur de manutention formait ici les équipes. Ces dernières étaient complétées au besoin par des occasionnels.
Et ensuite
- Dans le dernier quart du XXe siècle, les activités portuaires se sont déplacées en aval de la Garonne.
- Le bâtiment, désaffecté dans les années 1970, accueillit un temps les collections de l'ancien musée de la Marine.
- Le lieu est devenu la Maison écocitoyenne en 2010 et a été rattaché à Bordeaux Métropole en 2016.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Bordeaux