Vendredi 20 mars
Bordeaux : un talk-show mêlant débat et musique
Rédigé par Pierre Zenker
Le comédien bordelais Gaétan Ranson a animé la soirée (crédit : Plon/David Bailly).
Le label Bâbord diffuse aujourd'hui la 1re émission du Bâbord Live Show, un format qui allie une discussion sur un sujet de société par le prisme de la musique et un concert.
Pour bien comprendre
- Le label Bâbord délivre à des artistes, producteurs, festivals, radios et salles de concert de Nouvelle-Aquitaine la 1re certification éthique dans la musique.
- « On fait souvent l'analogie avec un label bio ou commerce équitable dans l’alimentation. Il s'agit d'un petit visuel qui attire l’œil », explique Pauline Gobbini, la directrice de l'association.
- Parmi la quarantaine d'adhérents, on trouve le label musical bordelais Lagon Noir, la radio La Clé des ondes et le Rocher de Palmer.
- Chacun a signé une charte comportant des critères sur 4 thématiques : les conditions de travail, l'environnement, l'égalité et la lutte contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles ainsi que la solidarité.
Ce qui se passe
- Le Bâbord Live Show s'inspire des late shows américains, un format consistant à interviewer des invités dans un environnement convivial.
- Le 1er épisode, tourné en public en octobre dernier à la Mac3 de Pessac, sera diffusé à 18h, notamment sur YouTube. « Il y a une ambiance très joyeuse. »
- 3 autres talk-shows d'une heure, déjà tournées dans différents lieux, seront diffusés à 2 mois d'intervalle.
Sur la table
- Dans cette émission, la chanteuse Sadie Golding et Lauriane Gervaise, de l'association Docteur Larsène, ont été invitées à répondre à la question : « Pourquoi l'accès à la scène reste-t-il encore un parcours du combattant pour les femmes ? »
- « On est très loin de l’égalité. Dans la musique, la grande majorité des personnes sur scène sont des hommes. Les femmes artistes souffrent d'un manque de visibilité », souligne Pauline Gobbini.
- « Il y a une évaporation des femmes à partir du moment où elles se professionnalisent. L'explication est aussi culturelle : dans les écoles de musique, il faut laisser les filles faire autant de bruit que les garçons. »
- La discussion est suivie d'un concert du groupe bordelais de punk hardcore Violent Sadie Mode.
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