Lundi 23 mars
C'était un 23 mars : en 1357, la signature du traité de Bordeaux
Rédigé par Pierre Zenker
Jean II se rendant au Prince Noir pendant la bataille de Poitiers (crédit : Bettman/Getty Images).
Lors de la guerre de Cent ans, notre ville a été témoin d'événements clés pour l'avenir du Royaume de France, lorsque celui-ci était au bord de l'implosion.
Le contexte
- 19 septembre 1356 : l'armée du roi de France Jean II, dit le Bon, subit une lourde défaite face aux Anglais lors de la bataille de Poitiers.
- Le roi est fait prisonnier par Édouard de Woodstock, dit le Prince Noir, fils aîné du roi d'Angleterre Édouard III.
- Ils entrent dans Bordeaux. La ville est sous domination anglaise, comme le reste de la Guyenne. Jean le Bon loge dans le palais de l'archevêque, le château de Lormont, résidence d'Édouard de Woodstock.
Une longue trêve
- Pendant plusieurs mois, Bordeaux devient « le point de mire de l'Europe », d'après les mots de l'historien Pierre Capra.
- C'est ici, au château de Lormont, que se déroulent pendant 3 mois des négociations entre Jean II et les Anglais. En France, rien n'est prévu pour rassembler une éventuelle rançon qui libérerait ce roi vu comme incompétent.
- Les négociations aboutissent au traité de Bordeaux, signé le 23 mars 1357, qui prévoie une trêve de 2 ans.
- Le 11 avril, Jean le Bon et le Prince Noir quittent le port de la Lune par bateau pour rejoindre Londres, où le roi de France est placé en captivité.
Et ensuite
- Des discussions autour de la libération de Jean II commencent en septembre à Londres.
- Finalement, c'est le traité de Brétigny, signé en 1360, qui permet la libération de Jean II en échange d'une rançon et de l'abandon au roi d’Angleterre de vastes territoires : le Royaume de France perd 1/4 de sa superficie.
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