La Marche des Fiertés de Bordeaux fête ses 30 ans
Jusqu'au 10 juin, le Mois des Fiertés déploie à Bordeaux une programmation dédiée à la visibilité LGBTQI+ ainsi qu'à la prévention des discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Johnny Lebeaupin, conseiller municipal délégué pour la lutte contre toutes les discriminations, présente les enjeux.
Quelles sont les particularités cette année ?
« Nous allons fêter les 30 ans de la Marche des Fiertés à Bordeaux, organisée par le Girofard, samedi 30 mai. »
« On a essayé de proposer des projets différents de ce qui peut se faire d’habitude. Par exemple, au Kfé des familles, des ateliers pour les enfants sont prévus du 2 au 6 juin. À l’hôtel de Ragueneau, dans le cadre des événements autour des LGBTQI+ au Mexique, une rencontre a lieu ce samedi avec l’ancien directeur d'un musée de Guadalajara. »
« D'autres nouveautés sont la table ronde et les ateliers participatifs de création de jeux vidéo sur la mémoire du Sida ainsi que les initiations à la danse ballroom. »
Y’a-t-il plus d’actes homophobes qu’avant ?
« Au niveau national, on observe une hausse du nombre d'actes à caractère homophobe. C’est assez alarmant. En 2024, en France, on a recensé 4 800 infractions anti-LGBTQI+ dont 3 500 crimes ou délits et 1 800 contraventions. Entre 2016 et 2024, les crimes et délits ont augmenté de 14 % et les contraventions de 11 % par an en moyenne. »
Comment luttez-vous contre les LGBTQIphobies ?
« Nous allons continuer de soutenir les principales associations de lutte, avec des financements associés. Tous les agents municipaux, notamment de police, suivent une formation. Par ailleurs, nous allons beaucoup travailler sur la lutte contre les violences dans l’espace public, en particulier le harcèlement de rue. »
« Les résultats de l’enquête Aresvi 2025 à Bordeaux sont en cours d'analyse. C'est un bilan complet des discriminations. Une des pistes est de travailler sur le dépôt et le recueil des plaintes. Passer la porte d’un commissariat est un moment difficile. On va essayer de trouver d’autres lieux bienveillants où les gens pourront déposer leur plainte. »
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