La flèche Saint-Michel de Bordeaux se visite à nouveau
Après 4 ans de chantier, le plus haut monument de Bordeaux se visite à nouveau depuis quelques jours. Les près de 4 000 places gratuites mises en ligne pour la réouverture ont été prises d’assaut mais le public pourra y accéder dès le 6 juillet, sur réservation. Fabien Robert, président de l'Office de Tourisme, a répondu à nos questions.
En quoi ont consisté les travaux ?
« Les travaux les plus importants ont porté sur le tiers supérieur de la flèche, qui présentait des signes de dégradation. Ce sont les espaces les plus fragiles par définition. Ils sont exposés au vent et aux intempéries. On a dû aussi renforcer la croix sommitale, qui pèse 5 tonnes. Par ailleurs, des pierres étaient abîmées. »
« Il a fallu poser un échafaudage, qui a coûté la moitié du prix des travaux. Il était auto-portant et fixé sur micro-pieux. Sans ce système, une pyramide aurait couvert toute la place Canteloup. »
« Je rappelle que ce chantier a été mené par l’ancienne municipalité. Il faut rendre à César ce qui appartient à César. »
Que découvriront les visiteurs ?
« L'Office de Tourisme et des Congrès de Bordeaux Métropole gère le monument. Il y a des panneaux explicatifs sur le parcours. On découvre ce qu'on pouvait bâtir à l'époque, en 30 ans. C'est une preuve du génie humain. On veut développer la muséographie à l'avenir, par exemple en installant un système de son et lumière dans la crypte. »
« La flèche Saint-Michel offre la plus belle vue de Bordeaux car le monument est placé à l’entrée de la ville. Au sommet, on comprend le plan urbain et on distingue parfaitement le croissant de lune du port, les quais ou encore le Miroir d’eau. »
« Il y a 230 marches à monter. On a déjà une très belle vue depuis le 1er balcon, qui se situe après les 90 premières marches. »
Est-ce que le carillon va sonner tous les jours ?
« Il va sonner de nouveau et, on l'espère, tous les jours, mais ce n'est pas sûr car c'est un vieil instrument de musique qu’il faut faire réparer. »
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