Joseph Swensen, directeur musical de l'ONBA
Le chef d'orchestre, violoniste et compositeur américain vient de débuter sa 2ᵉ saison à la tête de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine (ONBA). Il s'est présenté à l'Essentiel Bordeaux.
Bio express
Joseph Swensen a passé la majeure partie de son enfance à New York, dans une famille de musiciens : « Ma mère japonaise m'a appris à jouer du piano avant même que je parle ou marche. J'ai débuté le violon à l'âge de 5 ans », se souvient-il.
Il se lance dans une carrière de violoniste internationale et, à 29 ans, dirige son 1ᵉʳ orchestre : « J'ai su que je voulais être chef d'orchestre à 9 ans, quand j'ai entendu la Symphonie nº 1 de Mahler ».
Le virtuose passe ensuite à la composition, « une évolution logique » car « jouer un beau concert n'est pas aussi difficile que diriger un orchestre, ce qui est moins compliqué qu'écrire un beau morceau. Quand je vois une montagne, je veux la gravir ».
À la baguette
Il confie être « tombé amoureux de l'ONBA dès les 30 premières minutes de répétition », lorsqu'il était chef d'orchestre invité. Devenu directeur musical l'année dernière, il s'amuse : « Nous sommes encore en lune de miel et j'espère qu'elle ne se terminera jamais ».
Son regard sur sa 1re saison ? « Nous sommes très fiers de ce que nous avons accompli. L'objectif est de trouver la voix unique de l'orchestre, ce qui est très difficile. Nous avons fait beaucoup de chemin dans ce sens. »
« Parmi les orchestres avec lesquels j'ai travaillé, l'ONBA est celui qui incarne le plus sa ville. La langue, l'apparence vestimentaire des gens, la culture du vin, la cuisine... Tout ce que j'aime à Bordeaux est illustré par le son de l'orchestre. »
Cette saison, Joseph Swensen dirigera 7 ou 8 concerts et un opéra, La flûte enchantée. Un temps fort ? « Shéhérazade et la cantate Hafiz, une de mes créations qui s'inspire de poèmes soufis du XIVe siècle sur l'amour et la nature. »
Un Américain à Bordeaux
L'homme de 65 ans possède un appartement à Bordeaux et passe plus de temps dans notre ville depuis cet été. Son endroit préféré est le Jardin public : « J'habite à 100 m et je vais m'y promener tous les jours. Les gens qui me reconnaissent m'arrêtent pour parler de musique, ce qui m'aide à rester en contact avec les Bordelais. »
« Ce que j'espère encourager, c'est que l'Auditorium et le Grand-Théâtre soient des lieux où l'on se retrouve tous pour partager des expériences communes. »
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