Astrid-Marie Harmand, l’art comme ligne de vie
La Bordelaise Astrid-Marie Harmand a tout repensé pour remettre la création au centre de sa vie. Elle propose actuellement l'exposition « Unicité Plurielle 2 ».
Une reconversion totale
Née dans une famille sensible à l’art, Astrid Marie Harmand a suivi un parcours classique. Elle étudie dans une école de management puis fait une carrière d'acheteuse internationale, « mais je n’étais pas faite pour cela », confie-t-elle.
À 40 ans, elle entame une Licence d’art et de droit, et poursuit avec un Master en art. Elle y rédige une thèse sur l’acte de création, un travail aujourd’hui en suspens. « Pour la terminer, il faut que je trouve un nouveau directeur de thèse. » Un projet qui reste essentiel selon elle car il nourrit sa compréhension intime du processus créatif, au cœur de son métier actuel.
Un espace pour les artistes
L'année dernière, elle fonde Art Interactivities, une place de marché internationale en ligne dédiée à l'art. Près de 70 créateurs y sont accompagnés avec une attention particulière au dialogue et à la technique. « Ils savent que je parle leur langue », explique-t-elle.
L’exposition collective « Unicité Plurielle 2 » reflète cette ambition. Au 32 cours Xavier Arnozan, plus de 20 artistes y présentent leurs œuvres dans 2 salles. La 1ʳᵉ met en avant les arts contemporains classiques. La 2ᵉ, réservée aux plus de 18 ans, propose les créations de 7 artistes qui interrogent le regard à travers des œuvres audacieuses. « Je veux montrer que l’art peut être à la fois élégant, libre et provocateur sans jamais tomber dans le vulgaire. »
À l'avenir
L'entrepreneure veut renforcer son réseau d’acheteurs pour proposer des événements plus ambitieux et mettre en lumière des artistes déjà présents en musée. Une soirée poétique et artistique est d’ailleurs en préparation en fin d’exposition. « Mon objectif est simple : rendre l’art accessible et défendre ceux qui ont un vrai talent. »
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