Élodie Pichard, cheffe du Côté Zinc
Voilà un peu plus d'un an qu'Élodie Pichard et son conjoint ont repris la table bistronomique emblématique de la rive droite. Elle s'est présentée à l'Essentiel Bordeaux.
Sa bio en bref
Originaire de Langon, la cheffe de 38 ans a découvert la cuisine très jeune avec sa grand-mère paternelle : « Elle faisait beaucoup à manger, je jouais à la dînette pour de vrai ».
Après un CAP-BEP en hôtellerie-restauration, elle se tourne vers les fourneaux plutôt que la salle. La Girondine confie : « Créer le bonheur des gens, c'est fantastique ».
Passée par plusieurs adresses bordelaises, en 2018, elle s'associe avec son conjoint Jérémie Desbieys, « lui sur la partie salle et gestion, moi en cuisine », pour ouvrir le bar à tartares CRU. « On avait envie d'un concept un peu différent. On s'est rendu compte que les tartares étaient les meilleures ventes dans les brasseries. »
Sa patte
Le Côté Zinc a été créé puis dirigé pendant 5 ans par le chef Frédéric Lafon. « Je le connais depuis 20 ans, il m'a proposé de racheter. C'était un gros challenge puisque l'affaire marchait bien. »
Les nouveaux propriétaires ont réhabilité le mobilier existant et gardé le comptoir en zinc, élément central du restaurant. « Cela ne roule pas comme cela pouvait rouler avant, il faut reconquérir les clients. Mais traverser la Garonne a été le meilleur choix qu'on ait fait, après 6 ans dans le centre-ville. »
On retrouve, aux côtés des tapas connus des habitués du lieu, le plat signature d'Élodie Pichard. Elle décline le tartare en plusieurs versions, dont le « Tartariflette », au reblochon et lard Di colonnata. La carte, autrefois relativement fixe, a changé 5 fois en un an.
D'une rive à l'autre
Celle qui vit depuis 10 ans à Saint-Augustin emprunte le pont de pierre à vélo pour aller travailler : « Je fais 28 km/jour. J’adore traverser le pont, ça fait une coupure et j’ai l’impression d’aller ailleurs ».
Ses adresses préférées du moment sont le bistrot Spinoza, « qui propose une cuisine simple et maîtrisée », et Le Classique, de Philippe Etchebest : « J’ai été bluffée. Ce concept manquait à Bordeaux », conclut-elle.
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