Marie Viard-Klein, l’engagement au bout des pieds
Marie Viard-Klein (33 ans) est la fondatrice de Minuit sur Terre, une marque de chaussures véganes née d’un déclic personnel. Derrière ses collections, il y a surtout un parcours engagé.
Aux origines
Née à La Réunion, Marie Viard-Klein arrive à Bordeaux en 2011 pour intégrer Sciences Po. Rien ne la prédestine alors à l’entrepreneuriat. Sa mère est institutrice, son père pilote d’hélicoptère.
Peu après son installation, un événement la marque. Invitée à un anniversaire où un cochon est servi à la broche, elle assiste aux préparatifs. « Ça a été un vrai déclic. » Elle arrête la viande puis les produits d’origine animale. Très vite, une frustration apparaît. Elle ne trouve aucune marque française proposant des chaussures à la fois stylées et véganes. « L’autre option, c’était la fast fashion en plastique donc ça ne me convenait pas non plus. » Entre-temps, elle adopte à la SPA sa chienne Cannelle : « J’ai réalisé que je ne voulais pas d’un travail qui m’oblige à la laisser seule, alors je me suis lancée. »
La naissance de Minuit sur Terre
En dernière année d’étude, elle découvre le statut étudiant-entrepreneur qui permet de convertir son stage en création de projet. Elle commence à dessiner, à sourcer des matières dès octobre 2016. Les 1ers prototypes arrivent en janvier 2017, suivis d’un financement participatif : 400 paires sont précommandées en 3 semaines. « C’était rapide mais je n’aime pas quand ça traîne ! » (rires).
La marque grandit, se fait connaître pour ses modèles élégants, ses baskets brodées et ses matières innovantes à base notamment de résidus de maïs. Elle collabore aussi avec des associations de protection animale. Mais les dernières années sont marquées par l’inflation et la hausse des coûts de production. Début 2023, elle doit se séparer de son équipe et gérer seule l’activité pendant 2 ans. « J’ai tout remis à plat. »
Et maintenant ?
La marque a dévoilé hier sa nouvelle collection. Aujourd’hui, Marie Viard-Klein poursuit l’aventure avec une structure plus agile et un développement qu’elle souhaite plus maîtrisé. « Désormais, je veux avancer à mon rythme. »
Toujours avec la même promesse : créer sans compromis pour les animaux.
Nos lecteurs ont aussi lu :
Lire la dernière édition de l'Essentiel Bordeaux