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Mercredi 5 novembre

François-Xavier Mahon, directeur de l'Institut Bergonié à Bordeaux

Rédigé par Pierre Zenker
Demain matin, le hall de l'Institut Bergonié accueillera des stands d'information sur les cancers de la prostate et des testicules (crédit : Institut Bergonié).

En novembre, mois de prévention des cancers de la prostate et des testicules, l'Institut Bergonié propose un programme dédié. Son directeur, le professeur François-Xavier Mahon, a répondu à nos questions.

Pourquoi sensibiliser au cancer de la prostate ?

« C'est le 2e cancer le plus fréquent, juste après le cancer du sein, en France. 60 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année dans le pays et c'est une des 1res causes de mortalité chez les hommes. »

« Le Movember, Octobre rose ou encore Mars bleu appuient sur le dépistage et la prévention, là où, en France, nous ne sommes pas très bons. »

Quels sont les principaux enjeux de prévention ?

« Il faut inciter les hommes à se faire dépister. La difficulté est qu'il y a une controverse autour du PSA, un marqueur dans le sang. Quand le taux est élevé, cela fait suspecter une pathologie prostatique et quand il est très élevé, un cancer de la prostate. Mais parfois, le taux de PSA est élevé et il n'y a pas de cancer. »

« Aujourd'hui, on propose de doser le PSA chez les patients de plus de 50 ans mais c'est moins rentré dans les mœurs et moins défini par les autorités de santé publique que la mammographie pour le cancer du sein. »

Quand se faire dépister ?

« Il est important d'expliquer aux hommes que c'est un cancer qui survient vers 60-70 ans. Le mieux est de se faire dépister vers 50 ans. On dose les PSA et, en fonction du taux, le généraliste peut orienter vers un urologue qui pourra faire un toucher rectal et des examens radiologiques approfondis, c'est-à-dire une échographie et une IRM multiparamétrique. »

« Le cancer de la prostate est très rare avant 40 ans et il peut apparaître avant 50 ans. Il faut se faire dépister si on va souvent aux toilettes, en particulier la nuit, et s'il y a des prédispositions. Par exemple, les personnes qui ont des cas de cancer du sein dans la famille doivent faire une enquête familiale. La mutation du gène BRCA induit une augmentation du risque de cancer de la prostate et du sein. »

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