Lundi 9 février
Journée Internationale de l'Épilepsie : quoi de prévu à Bordeaux ?
Rédigé par Pierre Zenker
Un tiers des épilepsies résistent aux traitements médicamenteux, elles sont dites « pharmacorésistantes » (crédit : Adobe Stock).
Aujourd'hui, à l'occasion de la journée internationale de l'épilepsie, une action de sensibilisation se déroule à l'hôpital des enfants du CHU, sur le site de Pellegrin.
Pour bien comprendre
- L’épilepsie est une maladie neurologique qui provoque des crises liées à une activité électrique anormale et temporaire de certaines cellules nerveuses. Ces « décharges » peuvent entraîner des convulsions, une perte de connaissance ou parfois des absences.
- D'après Santé Publique France, en 2020, on comptait près de 700 000 personnes épileptiques dans le pays, soit environ 1 % de la population. C'est la 3e maladie neurologique chronique la plus fréquente après la migraine et les démences.
- Elle peut apparaître à n'importe quel âge, avec des pics dans l'enfance et à partir de 60 ans.
Les défis
- « La prise en charge médicale est bien faite, notamment à Bordeaux, où il y a une très bonne équipe d'épileptologie », explique Gilles Guibert, délégué en Gironde de l'association Épilepsie France.
- La difficulté ? « La maladie est encore inconnue et stigmatise. C’est un handicap invisible et il est difficile de communiquer dessus. »
- « Il y a beaucoup d'effets secondaires, qui ont des répercussions sur la scolarité et la vie professionnelle. »
- Le bénévole déplore le manque d'accompagnement des malades au quotidien : « Quand un jeune fait une crise à l'école, souvent, le personnel éducatif ne sait pas comment réagir. Une simple information pourrait apprendre les gestes simples à adopter ».
Au programme
- De 9h à 17h, des bénévoles d'Épilepsie France tiendront un stand d'information devant l'espace des admissions.
- L'association NeuroRêves organisera au même endroit une vente de gâteaux au profit du service de neurologie pédiatrique du CHU.
- « L'objectif est de dire aux familles qu’elles ne sont pas seules, notre association les accompagne. On peut vivre et travailler avec l'épilepsie, mais comme pour tout autre handicap invisible, il faut s’adapter et s'informer. »
- L'opération se déroulera à nouveau ce mercredi dans le service de neurologie adulte.
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