Mardi 2 juin
Clubhouse Bordeaux : le collectif au service de la santé mentale
Rédigé par Pierre Zenker
Le lieu suit des principes de cogestion (crédit : Clubhouse Bordeaux).
Le Clubhouse de Bordeaux organise cet après-midi ses portes ouvertes. L'occasion de présenter cette structure d'accompagnement à la réinsertion sociale et professionnelle pour des personnes vivant avec un handicap psychique.
Le concept
- Cet accueil de jour créé en 2017 est fréquenté au quotidien par une vingtaine de personnes atteintes de troubles psychiques (bipolarité, schizophrénie, dépression, etc.) Elles s'y engagent en tant que bénévoles, dans une logique de tremplin vers une vie active.
- « Les 260 membres et 7 salariés du collectif gèrent le lieu ensemble. Concrètement, les personnes choisissent ce qu’elles vont faire. Elles peuvent créer des menus, assurer l’accueil, se charger de la communication ou encore organiser des événements en santé mentale », explique Élodie Jourdanne, coordinatrice au club.
- Par ailleurs, des parcours d'accompagnement autour de l’insertion professionnelle, de la santé et de la lutte contre la stigmatisation sont proposés.
- « La structure est non-médicalisée. Les professionnels sont des chargés d’insertion qui accompagnent chaque personne dans son projet de vie. »
Les objectifs
- Le site bordelais est l'un des 13 « clubs » de Clubhouse France, une association s'inspirant d'un modèle créé aux Etats-Unis et qui a essaimé dans plusieurs pays.
- Dans son rapport annuel 2024, le Clubhouse de Bordeaux affichait un taux d'insertion professionnelle de 50 %.
- « Ils reprennent confiance en eux, vont se sentir utiles et créer des liens avec les autres. Cela va servir à leur rétablissement. Cela peut se faire de manière progressive ; certains membres sont là depuis 6 ou 7 ans. »
Ce qui se passe
- Le club, situé au 63, rue de Tivoli, à Bordeaux, accueille le grand public sans réservation de 14h30 à 17h30 aujourd'hui.
- Les salariés et bénévoles présenteront le lieu et le modèle : « Cet événement s'adresse en particulier aux professionnels du médicosocial, aux personnes avec un trouble psychique et aux proches de membres », conclut notre interlocutrice.
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