Byome Labs : Un “test” pour mieux choisir ses cosmétiques
Fondée en décembre 2023, Byome Labs veut réduire le gaspillage dans la cosmétique en aidant chacun à comprendre son type de peau grâce à un kit d’analyse du microbiome. Margaux Jeanmougin, Directrice marketing et communication, nous explique la démarche, la technologie et les ambitions de cette jeune entreprise basée à Clermont-Ferrand.
Pourquoi avoir créé Byome Labs ?
« Nous sommes parties d’un constat : nous avons toujours travaillé en pharma, cosmétique, microbiologie et sur ce marché il y a beaucoup de gaspillage. Par exemple, on achète un produit cosmétique qui ne fonctionne pas sur son type de peau et ça finit à la poubelle. Avec notre expertise scientifique sur le microbiome, on a voulu changer ça en créant un kit de mesure de peau : quelle typologie de peau on a : acnéique, eczéma, etc... et ensuite recommander quels produits sont compatibles, pour éviter d’être perdu dans la masse de marques qui existent. »
Pourquoi vous installer en Auvergne ?
« Deux des cofondateurs sont originaires d’ici, et il y a tout un vivier d’expertise en microbiologie : des dizaines de microbiologistes sur la région, dans notre labo. On voulait concentrer tous nos efforts ici. On a aussi un bureau de R&D (Recherche et Développement, ndlr) dans le Centre-Val de Loire, c’est stratégique parce qu’on fait partie de la Cosmetic Valley, un vivier de la cosmétologie et de la dermo-cosmétique. »
Comment fonctionne votre kit, concrètement ?
« C’est un test non invasif, un peu comme un test Covid. C’est un petit coton-tige qu’on vient frotter légèrement sur le front et les joues pour collecter le microbiome. On trempe le coton-tige dans une solution tampon, puis on le met sur une bandelette. Ensuite, le résultat est analysé avec une IA. On prend l’image de la bandelette, comme un QR code, et l’IA détecte des micro-organismes. Ça nous dit quel type de peau on a, avec quelle tendance, et on propose des recommandations avec des produits testés dans notre laboratoire. On donne un score de compatibilité : 10% ne veut pas dire que ça va ravager la peau, mais que c’est moins adapté à ce microbiome. On a déjà 200 produits référencés, et ça continue. Tout est testé chez nous avec des protocoles développés avec des dermatologues et microbiologistes. C’est important de garder ce caractère scientifique : les gens choisissent souvent par marketing, mais ils ne savent pas ce qui est bon pour leur peau. »
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