Vendredi 17 octobre
Le festival "Cinéma à la folie" fait étape à Clermont-Ferrand
Rédigé par Clémentine Lefaure
Dans le livret, un glossaire répertorie les ressources locales destinées à toute personne souhaitant entrer en contact avec un professionnel (Crédit : Adobe Stock).
À compter d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche, le festival "Cinéma à la folie" fait étape à Clermont-Ferrand, au cinéma La Jetée.
Ce qui est prévu
- L'événement est une initiative inédite portée par le Fipadoc, le Festival de La Rochelle, et soutenue par la Fondation Erié. Il mène une tournée dans 8 villes françaises, dont Clermont-Ferrand, pour "changer le regard sur la santé mentale à travers le cinéma", résume Arnaud Dumatin, co-organisateur du projet (informations).
- Six films, entre fiction et documentaire, ont été retenus pour Clermont-Ferrand. Le fil rouge : "une approche juste et sensible des troubles psychiatriques (autisme, schizophrénie, dépression, stress post-traumatique…) pour démystifier et donner une vision plus proche de la réalité", souligne-t-il (réservation).
- Chaque séance est gratuite et prolongée d’un échange avec des experts du soin, personnes concernées, réalisateurs, associations locales. Un équilibre pensé pour "libérer la parole autour de la santé mentale", explique Arnaud Dumatin.
Une ville concernée
- En Auvergne-Rhône-Alpes, plus de 10 000 hospitalisations pour tentative de suicide ont été enregistrées en 2023 : 64 % concernent des femmes, 40 % des jeunes de moins de 25 ans. Des chiffres qui justifient pleinement le choix de Clermont-Ferrand comme étape du festival.
- "Clermont est une ville dynamique sur le plan culturel, mais aussi un territoire qui a besoin de lieux d’échange sur la santé mentale", insiste Arnaud Dumatin. La présence du Pôle autisme de l’Université Clermont Auvergne, du Centre hospitalier Sainte-Marie, ou de structures comme les GEM de Royat ou des Doms, a facilité l’organisation.
- Le format participatif des débats révèle un besoin local fort : "On voit les spectateurs partager leurs vécus. Le cinéma libère la parole", ajoute-t-il.
Le cinéma, un outil de sensibilisation
- Contrairement à certaines œuvres cultes ayant véhiculé des images sensationnalistes, le festival "veut montrer des récits réalistes, porteurs d’espoir, en s'éloignant des clichés", note Arnaud Dumatin. Un comité mêlant professionnels du 7ᵉ art et experts de santé mentale a sélectionné les films avec exigence.
- À Clermont-Ferrand, la programmation met en lumière des thématiques très actuelles : diagnostic tardif de l’autisme, harcèlement scolaire, reconstruction post-traumatique, vécu des jeunes. Le débat de demain soir autour du film "Langue étrangère", avec médecins et éducateurs spécialisés locaux, promet d’être l’un des temps forts (réservation).
- Chaque spectateur repart avec un livret incluant un glossaire et des ressources clermontoises disponibles : une façon de faire perdurer l’impact du festival au-delà de la salle de cinéma.
Y aller : La Jetée - Centre de documentation du cinéma et du court métrage, 6 place Michel-de-L’Hospital, Clermont-Ferrand.
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