Mardi 17 mars
Festival Esperlueta : Quand les traditions font danser Clermont-Ferrand
Rédigé par Clémentine Lefaure
Un bal trad' clôturera l'événement (Crédit : Loïc Étienne).
Jusqu’à samedi, le festival Esperlueta met à l’honneur les musiques et danses traditionnelles du Massif central, de la Turquie et de la Palestine.
De quoi parle-t-on ?
- L’événement est porté par Les Brayauds, une association d’éducation populaire puydômoise qui, depuis plus de 45 ans, vise à promouvoir les musiques et danses traditionnelles à travers différentes actions sur le territoire (infos).
- Esperlueta, "esperluette" en occitan auvergnat, s’inscrit dans cette démarche. Sa particularité est d’intégrer des danses et musiques traditionnelles, historiquement ancrées dans des milieux ruraux ou semi-ruraux, au cœur d’une ville comme Clermont-Ferrand.
- "Que signifie aujourd’hui pratiquer ces traditions dans une métropole ? Comment faire vivre les valeurs de partage, de transmission et d’ouverture propres aux musiques et danses traditionnelles dans une métropole ?", interroge Loïc Étienne, coordinateur du festival.
En détail
- Dans cette perspective, le nom "Esperlueta" prend ainsi tout son sens. "Derrière la signification de ce mot, il y a l'idée de lien", explique-t-il, "le lien est très présent dans notre démarche associative et nous essayons de le faire vivre à travers ce festival à Clermont-Ferrand."
- Le rendez-vous favorise donc plusieurs formes de liens : interculturels, en mêlant les cultures turque, auvergnate et palestinienne ; intergénérationnels, avec des événements destinés aux étudiants ; et interassociatifs. "Le tissu associatif clermontois est très dense. Nous travaillons avec Lieu’topie, Clermont Folk et France Palestine Solidarité 63", poursuit-il.
- Au programme : initiation aux danses traditionnelles, conférence, projection et déambulation. Point d’orgue de l’événement : l’incontournable bal trad' (plus d'infos).
Les rendez-vous
- Samedi à partir de 17h, à la Maison du peuple, le bal traditionnel clôturera le festival. Ouvert et accessible, l'événement est avant tout "une fête populaire où les gens s’amusent et se rencontrent", confie-t-il. Pas besoin d’être un danseur confirmé : les pas s’apprennent sur le moment, ensemble. L’occasion de découvrir la bourrée, danse emblématique auvergnate, mais aussi la polka, la valse ou encore les danses collectives turques (prix libre - réservation conseillée).
- Pour les plus timides, un stage de danse traditionnelle turque est proposé le même jour à 14h à la salle Fontgiève. Animé par Arzu Çelik et Marion Delaval, il permettra d’apprendre les premiers pas avant de se lancer sur la piste (prix libre - réservation).
- Les bals trad' ont aussi évolué : "Les groupes jouent avec des instruments traditionnels, mais certains y mêlent de l’électro, du beat box ou de la guitare électrique. Tout est possible. C’est une musique pour faire danser les gens", précise Loïc.
Y aller : Maison du peuple, place de la Liberté, Clermont-Ferrand ; Salle Fontgiève, 9 rue Bonnefons, Clermont-Ferrand.
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