Jeudi 4 juin
"Symbiose" : Une exposition entre art et science près de Clermont-Ferrand
Rédigé par Clémentine Lefaure
"J’essaie de garder mon œil naïf, parce que je ne veux pas que ce soit trop rationnel" (Crédit : Charlotte Rodon).
L’exposition de Charlotte Rodon est visible jusqu’au 4 juillet, une immersion artistique et scientifique autour des sols. Un vernissage est prévu ce soir à 18h30.
Son parcours
- Formée à l’École Estienne de Paris puis aux Beaux-Arts de Caen, l'artiste plasticienne explique se tourner progressivement vers le dessin, devenu central dans sa pratique depuis à peu près 7 ans.
- Elle raconte avoir commencé à s’intéresser aux sols grâce à son exposition à Bourges : "c’était sur le thème de la nature et ce qui me passionne, c’est de montrer les choses d’un autre point de vue, surtout ce que l’on ne voit pas, le monde invisible".
- Pour cette exposition, elle collabore avec "des scientifiques, pédologues, géologues... C'est là que la science est entrée dans ma démarche". Pour Charlotte Rodon, l'art est une porte d'entrée pour sensibiliser le public et apporter des connaissances.
À voir
- L’exposition rassemble des œuvres variées : des très grands formats, des pièces plus petites et une vidéo avec des dessins à l’encre qui retrace la formation des sols (renseignements).
- Charlotte Rodon expose également une nouvelle série sur les gestes agricoles, inspirée de "scènes de paysannerie" : "on voit des personnes avec le dos courbé en train de travailler la terre, pour montrer le lien direct entre l’humain et le sol", précise-t-elle.
- "Le sol a une mauvaise image que j’essaie de rétablir par l’émerveillement et la sensibilité à travers mes œuvres", confie-t-elle.
Sa démarche
- Charlotte Rodon travaille également avec des pigments naturels issus des sols, notamment de la Chaîne des Puys. D'ailleurs, l'Auvergne nourrit fortement ses créations : randonnées, récoltes de terres et observation des paysages.
- Pour ses projets, elle collabore avec des scientifiques et rentre dans des laboratoires, tout en gardant une posture artistique : "j’essaie de garder mon œil naïf, parce que je ne veux pas que ce soit trop rationnel, je veux préserver ma sensibilité".
- Son travail s’ouvre aussi à des projets internationaux. Charlotte Rodon rentre d'un voyage en Tunisie. Avec des chercheurs tunisiens, elle y a observé des sols arides, amorçant un futur projet sur ces territoires.
Y aller : Galerie Municipale d'Art, 3 avenue Valéry Giscard d'Estaing, Clermont-Ferrand.
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