Mardi 9 septembre
Le 9 septembre 1841 : début des 3 jours d’émeutes qui ont secoué Clermont-Ferrand
Rédigé par Clémentine Lefaure
Hippolyte Conchon, maire de Clermont-Ferrand entre 1835 et 1843 (Crédit : Adobe Stock).
Les 9, 10 et 11 septembre 1841, la ville fut le théâtre de violentes émeutes populaires, révélant une fracture profonde entre la population et l’administration fiscale.
L'histoire
- À l'origine de la colère, une mesure du ministre des Finances Georges Humann, qui souhaitait augmenter les recettes fiscales grâce à un recensement des ouvertures (portes et fenêtres) dans les habitations.
- Cet impôt, déjà impopulaire, devient insupportable lorsque l’État décide d’en confier le contrôle à des agents externes plutôt qu’aux seuls maires, perçus comme proches des habitants (renseignements).
- À Clermont-Ferrand, la défiance vis-à-vis du pouvoir central se transforme vite en rébellion, nourrie par le sentiment d’injustice sociale et la peur de l’augmentation des impôts.
En détail
- Les troubles débutent dans la rue Saint-Hérem et s’étendent rapidement à la place de Jaude, où la foule prend le dessus.
- Des renforts venus d’Aubière et de Beaumont, communes voisines, rejoignent les insurgés, défiant l’ordre établi.
- La ville reste hors de contrôle pendant quelques jours, marquant un épisode rare de prise de pouvoir par les citoyens en colère (infos).
Et après
- La répression s’organise autour d’une instruction judiciaire massive : 840 personnes auditionnées, dont 118 prévenus et 722 témoins (renseignements).
- Parmi les inculpés, 70 % résident à Clermont-Ferrand, montrant que la contestation est profondément urbaine.
- Une quinzaine de morts sont à déplorer. Ce drame illustre l’ampleur sociale et politique que peut prendre une crise fiscale dans une ville en mutation.
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