Mercredi 19 novembre
Les Restos du Cœur repartent pour l’hiver à Clermont-Ferrand
Rédigé par Clémentine Lefaure
Le food truck offre un accueil de meilleure qualité pour les publics précaires (Crédit : Camille Sécher).
La 41ᵉ campagne hivernale débute dans le Puy-de-Dôme.
Tout savoir
- Les bénévoles des Restos du Cœur répondent présents pour la campagne 2025-2026, avec un objectif clair : continuer à aider un maximum de personnes malgré les défis.
- "En 2021, 7 000 repas ont été distribués et actuellement nous sommes à environ 13 000 repas, la hausse est significative dans le Puy-de-Dôme", confie Bruno Riche, Président des Restos du Cœur du département.
- À Clermont-Ferrand, le centre de la rue Goumy est le principal site de distribution. Cette année encore, l’engagement sur le terrain reste fort, mais les moyens, eux, peinent à suivre. "Cela fait 40 ans qu'on est là, nos valeurs et nos actions sont toujours présentes", souligne-t-il.
Aider autrement
- Nouveau venu dans le paysage local : un food truck moderne a été mis en circulation à la place de l’ancien bus devenu inutilisable. Plus maniable, il ne nécessite plus de chauffeur poids lourd. Bruno Riche rappelle que l'association "cherche toujours des bénévoles pour faire tourner le food truck."
- Il dessert les quartiers de Fontgiève, de la gare et de la rue Besset tous les mardis et vendredis soirs et propose même une distribution de repas froids le dimanche.
- À terme, les Restos souhaitent étendre les tournées à 7 jours sur 7 et ouvrir deux nouveaux points de distribution aux Salins et à Delille, mais il manque actuellement 40 bénévoles pour concrétiser ce projet.
Et aussi
- "Nous sommes en train de mettre en place un camion itinérant vers Pontgibaud parce que les personnes isolées ne peuvent pas venir jusqu'à nous et cela demande du courage. Il faut définir la tournée du camion et voir avec les collectivités locales les endroits où l'on pourrait stationner", continue-t-il.
- Cette année, l'association doit faire face à une autre réalité : la hausse récente du nombre de bénéficiaires oblige l’association à ajuster ses critères d’accès.
- Bruno Riche nous explique avoir dû réduire les seuils d’attribution et les quantités distribuées pour rester viable sur le long terme.
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