L’entretien : Marc-Alexis Roquejoffre, fondateur d'une école de journalisme à Clermont-Ferrand
Il a créé une école de journalisme qui mise avant tout sur la pratique et l’expérience du terrain. L’IFIC ouvre ses portes aujourd’hui, de 13h30 à 19h, au 24 boulevard Gergovia. Il a accepté de répondre à nos questions.
Pourquoi fonder cette école de journalisme ?
« J’ai fondé l’IFIC (Institut de Formations à l’Information et à la Communication) après de nombreuses expériences dans le métier. Avec l’âge et l’envie de transmettre ce que j’ai appris, j’ai voulu partager mes connaissances. Je suis journaliste et communicant de formation : j’ai travaillé pour de nombreuses entreprises dans le domaine de la communication et collaboré avec plusieurs médias, comme Le Journal de l'éco, La Montagne ou l’Essentiel. J’ai également enseigné dans différentes écoles. Mais je n’y trouvais pas vraiment ce que je recherchais, car il manquait toujours ce lien avec la réalité du terrain. Ces écoles suivaient les référentiels obligatoires, souvent déconnectés des vraies conditions du métier. J’ai donc décidé de créer mon propre CFA (Centre de Formation par Apprentissage), en construisant un programme qui s’appuie sur ce que je connais le mieux : le journalisme et la communication de marque et institutionnelle. »
Quelle est la particularité de cette école ?
« L’IFIC propose une formation unique en journalisme, la seule en Auvergne. Elle est accessible dès le post-bac, avec un parcours en trois ans (Bachelor) ou en cinq ans (Mastère). Notre diplôme est reconnu par l’État et inscrit au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles), gage de la qualité et de la solidité de notre formation. Cette reconnaissance se reflète aussi dans le classement 2024 des écoles de communication françaises établi par Le Figaro Étudiant, où l’IFIC occupe la 18ᵉ place.
Nous avons conçu une formation centrée sur la pratique : conférences de rédaction, reportages, tournages, enquêtes, podcasts, rédaction web et presse écrite. Dès la première année, les étudiants acquièrent les bases du journalisme sous toutes ses formes : journalisme sur le terrain, cross-média, journalisme digital... Nous les accompagnons aussi dans le développement de leur esprit critique, de leur capacité d'adaptation et de leurs compétences relationnelles. La notion de proximité est également au cœur de notre approche.
Enfin, nous tenons à conserver de petites promotions, entre 7 et 10 étudiants, pour assurer un véritable accompagnement et maximiser les chances d’insertion professionnelle à l’issue de la formation.
Pour présenter ce nouveau programme, nous organisons aujourd’hui des portes ouvertes juste en face de la fac de lettres. C’est l’occasion de rencontrer les responsables pédagogiques, de visiter les locaux, de découvrir les débouchés et de poser toutes les questions avant de candidater. »
Est-ce que les étudiants ont des opportunités concrètes de projets ou de partenariats ?
« On propose aux étudiants une aventure à laquelle ils prennent part : la création de contenu pour le média IFIC. L’idée est de produire des sujets qui mettent en valeur le territoire de Clermont-Ferrand. Tout au long de l’année, les étudiants travaillent sur des thèmes qui les intéressent, réalisent des reportages et du contenu cross-média (print, podcast, vidéo). Ils participent à des conférences de presse, pratiquent le journalisme de terrain et couvrent des sujets en lien avec l’actualité. Ce média évolue au fil de leurs productions : ce n’est pas un projet figé, mais une aventure collective.
Parce que je crois profondément en la formation, nous avons aussi développé des partenariats avec de grandes écoles de communication et des médias en Afrique de l’Ouest (Bénin, Sénégal, Côte d’Ivoire). Cela renforce encore la richesse de notre programme et permet aux étudiants de découvrir d’autres pratiques du journalisme à travers des stages professionnels, toujours ancrés dans la réalité du terrain. »
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