L'entretien : La fin de l'histoire pour Benjamin Urdapilleta, ex-joueur de l'ASM Clermont
À trente-neuf ans, le demi d'ouverture de Clermont a raccroché les crampons et s'apprête à retourner en Argentine pour démarrer sa nouvelle vie, après treize années passées dans l'Élite française.
Benjamin, comment appréhendez-vous vos derniers instants en France ?
« Il y a beaucoup de cartons à la maison, mais ce n’est pas moi qui vais les faire (rires). Avec ma femme, on a pris une entreprise qui s’occupe de tout. Je dois juste choisir les choses que je dois emmener ou pas en Argentine, il y a pire ! »
Vous emballez également vos souvenirs ?
« Exactement, chaque jour on fait des au revoirs. Il y a quelques jours, j’ai récupéré mon fils au dernier entraînement des moins de dix ans de l’ASM. Petit à petit, toute la famille et moi-même sentons que la fin se rapproche ! C’est un peu dur. Nous sommes partis de Buenos Aires avec ma femme en 2010 et on a passé deux ans en Angleterre et treize en France ! »
Comment avez-vous vécu votre dernier match à Bayonne ?
« C'était le moment d'arrêter. Ça a été beau, j'ai vraiment eu une très belle histoire ici en France. Je suis content de cela ! »
Qu’est-ce qui vous plaisait à l’ASM ?
« J’étais fier qu’à 37 ans, un club comme Clermont me fasse confiance. Mais par contre, je voulais être numéro 1 bien sûr ! Et 2 voire 3 si je n’étais pas bon. C’est un club que j’ai toujours adoré, d’autant que j’ai gagné pas mal de matchs ici en tant qu’adversaire (rires). Quand j’étais à Oyonnax, Clermont était le club phare du championnat pour moi, plus que Toulouse par exemple, même s’ils ont perdu des finales. Et puis, le fait de finir avec Christophe Urios était une belle histoire ».
Quel est votre projet d'après-carrière ?
« J’aimerais être agent de joueurs et je voudrais aider certains joueurs argentins qui veulent partir en France. Je connais du monde ici, j’ai beaucoup joué en Top 14 donc je peux donner de bons conseils à ces joueurs, les aider, être proche d’eux. Car souvent, lorsque des Argentins prennent un agent, ils ne connaissent pas vraiment la personne et cela peut être délicat. Et je pense qu’avec moi, cela pourrait être plus facile ».
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