Jeudi 25 septembre
Clémence Rose, chercheuse clermontoise, est récompensée pour ses travaux sur les particules atmosphériques
Rédigé par Clémentine Lefaure
Clémence Rose souligne que sa récompense est avant tout le fruit d’un travail collectif (Crédit : @DirCom UCA).
Clémence Rose est à l’honneur après avoir reçu la médaille de bronze du CNRS pour ses recherches fondamentales en physique de l’atmosphère.
Son parcours
- "Clermontoise pure souche", Clémence Rose a effectué l’ensemble de son parcours universitaire dans sa ville natale, des classes préparatoires à l’université en passant par un master de physique.
- Initialement orientée vers l’enseignement, c’est une opportunité locale au Laboratoire de météorologie physique qui a transformé cette trajectoire : une entrée par hasard dans le monde de la recherche qui s’est révélée être une véritable vocation.
- Sa thèse, menée il y a quelles années à Clermont-Ferrand, portait déjà sur un sujet pointu : l’impact climatique des particules fines atmosphériques, sujet qu’elle explore depuis sous un angle inédit.
Un projet ambitieux
- La chercheuse s’intéresse aux particules fines, et plus précisément à celles qui se forment à haute altitude au-dessus des océans.
- Depuis 2023, Clémence est lauréate d'un financement de l'ERC (European Research Council), un programme européen prestigieux.
- "Je parle de ces recherches parce que c’est ce projet qui m’a permis d’obtenir la médaille. Elle récompense et souligne mon parcours, mais je pense que c’est ce projet d’envergure qui a le plus contribué à cette distinction", confie Clémence.
Une reconnaissance collective
- "C’est mon directeur de laboratoire qui m’a proposé de soumettre mon dossier au CNRS. Ce n’est pas quelque chose que j’aurais demandé moi-même", affirme-t-elle. Clémence souligne la portée symbolique de cette récompense : "Dans la recherche, il y a des jours où l’on doute et on se demande si ce que l’on fait a du sens. Ici, la simple proposition est déjà un signe de reconnaissance, et obtenir cette récompense l’est encore davantage".
- Elle insiste sur la place cruciale des équipes techniques, étudiants et collègues dans l’aboutissement de ses recherches : "le développement, la simulation numérique, l'installation... Je veux dire que cette récompense à titre individuel, c'est le fruit d'un travail collectif", ajoute-t-elle.
- Clémence Rose reste lucide sur la question de la place des femmes dans les sciences, saluant le progrès accompli : "je pense qu’un long chemin a été parcouru pour la reconnaissance du travail des femmes". Elle met toutefois en garde contre les dérives possibles.
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