Henry Gaillard réinvente l’art floral à Clermont-Ferrand
Depuis deux ans, la boutique "Henry le Fleuriste" bouscule les habitudes des Clermontois.
Un engagement made in France
Au 10 rue Sainte-Rose, Henry Gaillard, maître artisan fleuriste, cultive bien plus qu’un jardin de fleurs. Avec un parcours de près de 18 ans dans l’art floral — dont 9 boutiques à Paris et dans le Sud avant de s’installer à Clermont — il a choisi de miser sur une approche éthique : uniquement de la fleur française de saison, issue de fermes éco-labellisées, sans pesticides ni antibiotiques. "On travaille par exemple avec des horticulteurs de Nice, dont les exploitations en altitude étalonnent naturellement la floraison sur plusieurs mois." Ce choix visible jusque dans le refus de vendre des roses rouges pour la Saint-Valentin séduit une clientèle de plus en plus sensible aux enjeux environnementaux. "Nous travaillons la rose française de fin mai à début octobre à peu près. En ce moment, nous proposons uniquement des fleurs de saison : bulbes, renoncules, tulipes, anémones, amaryllis, hellébores, etc.", confie Henry.
Des ateliers qui rassemblent
En face de sa boutique, Henry a ouvert un espace exclusivement dédié aux ateliers. Ici, on apprend à confectionner sa couronne de Noël ou son bouquet japonais kokedama, avec des végétaux durables et des matériaux 100 % recyclés. "Le public repart avec ce qu’il a créé", explique-t-il. Les sapins utilisés dans les couronnes de Noël sont issus d’élagage raisonné, garantissant leur impact réduit sur les forêts. À 50 € l’atelier de Noël et 40 € pour celui de fleurs fraîches, le succès est au rendez-vous, notamment grâce à l’approche pédagogique.
Créativité, solidarité et transmission
Plus qu’un commerce, "Henry le Fleuriste" est un véritable concept store solidaire. Sa décoration de Noël provient de villages protégés, où des femmes en réinsertion confectionnent à la main des objets en matériaux recyclés. "Pour une boule achetée 10 €, plus de 8 € leur reviennent." Enfin, Henry s’investit dans la formation professionnelle : trois adultes en reconversion passeront le CAP fleuriste en 2026 sous son encadrement. Une manière de cultiver aussi les vocations.
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